Ateliersenfants / vacances de la Toussaint : L’automne dans le regard des peintres. Public · Hosted by Passage Sainte-Croix. clock. 2 Dates · Oct 27 - Oct 28 · UTC+02. Event ended about 2 days ago. pin. Passage Sainte-Croix. Nantes, France. Show Map Angola le candidat de l’opposition rejette les rĂ©sultats prĂ©liminaires de la prĂ©sidentielle A la UNE 26 aoĂ»t 2022 Lors d'une confĂ©rence de presse Ă  Luanda, Adalberto Costa Junior, candidat de l'Unita Ă  la prĂ©sidentielle, a contestĂ© ce vendredi les rĂ©sultats prĂ©liminaires officiels... CĂŽte d’Ivoire les vendeurs de Garba en colĂšre face Ă  la montĂ©e des prix Actu En Filet 26 aoĂ»t 2022 En CĂŽte d’Ivoire, la grogne monte chez les vendeurs de garba, cette spĂ©cialitĂ© trĂšs apprĂ©ciĂ©e des Ivoiriens, Ă  base de thon frit et de... Officiel, Keita BaldĂ© signe au Spartak Moscou A la UNE 26 aoĂ»t 2022 Un sixiĂšme club et un troisiĂšme Championnat pour KeĂŻta BaldĂ© Diao. 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DR Il est bien Ă©trange et incomprĂ©hensible que ce coin perdu de la Creuse et que ses artistes peintres aient dĂ» attendre 2002 et le travail d’un marchand d’art parisien, Christophe Rameix, pour que soit reconnu, grĂące Ă  son important ouvrage, l’ensemble des peintres de la vallĂ©e autour de Crozant. Le livre recense plus de 400 artistes prĂ© et post-impressionnistes venus peindre prĂšs des riviĂšres de la SĂ©delle et de la Creuse entre 1850 et 1950. À la recherche de paysages diffĂ©rents et d’un romantisme exacerbĂ© Claude Monet, Francis Picabia, Armand Guillaumin, Gustave EugĂšne Castan, Ernest Victor Hareux, LĂ©on Detroy entre autres sont venus vivre et peindre dans cette vallĂ©e, car le cadre Ă©tait Ă  leurs yeux d’un grand romantisme des ruines de chĂąteaux forts, des roches et des landes Ă  bruyĂšres parsemĂ©s de troupeaux de chĂšvres et de moutons, des eaux paisibles dans des lits tortueux de riviĂšres et des paysages avec de la neige, Ă©lĂ©ment trĂšs vendeur pour la clientĂšle parisienne. En effet, il Ă©tait impossible pour les peintres de faire transporter leur matĂ©riel en Savoie et de peindre dehors dans des conditions de froid extrĂȘme. Rose et mauve les couleurs particuliĂšres de l’École de Crozant L’une des caractĂ©ristiques majeures de l’École de Crozant rĂ©side dans ces teintes rose ou parme des toiles. En effet, les prairies Ă©taient recouvertes de bruyĂšres et, selon l’époque, recouvertes de rose au printemps, de mauve plus ou moins foncĂ© Ă  l’automne. Sur place, vous aurez du mal Ă  retrouver en regard des tableaux de tel ou tel lieu, de telle ou telle boucle de la Creuse la faute Ă  la construction d’un barrage en 1926 qui a ennoyĂ© la vallĂ©e, changĂ© les habitudes agricoles d’avant et transformĂ© les paysages abandonnĂ©s en forĂȘts denses. Dame Nature a repris ses droits et la comparaison entre une toile fin XIXe siĂšcle et la vĂ©gĂ©tation de 2021 est un peu dĂ©routante. NĂ©anmoins, la beautĂ© des tableaux, le charme des lieux opĂšre toujours et les forteresses en ruine se dĂ©tachent toujours sur le fond de ces paysages prĂ©servĂ©s. Il n’y a pas de chef de file dans cette Ă©cole, aucune touche spĂ©cifique entre les peintres français ou Ă©trangers, et seules les couleurs des bruyĂšres les unissent. Relatant, le centre d’interprĂ©tation de Crozant appelĂ© HĂŽtel LĂ©pinat », est trĂšs bien fait et Ă©largit la prĂ©sence d’artistes autre que celle des seuls peintres. En effet, George Sand et son amant Chopin sĂ©journaient souvent en Creuse et se promenaient Ă  dos d’ñnes prĂšs de Crozant. Et pour vous reposer et vous restaurer
 Poursuivez votre balade sur les routes de Creuse. Nous vous conseillons plutĂŽt le calme de la chambre et table d’hĂŽtes du domaine de La Jarrige. Les chambres sont situĂ©es dans diffĂ©rentes petites maisons autour d’un jardin soignĂ© et fleuri et d’une piscine chauffĂ©e. L’avantage de l’adresse, tenue par la propriĂ©taire Yolande, une gentille alsacienne laborieuse et bonne cuisiniĂšre, est cette table d’hĂŽtes oĂč vous pourrez prendre votre dĂźner tout en bavardant avec les autres touristes prĂ©sents et en Ă©coutant les conseils de Yolande qui dĂ©fend sa Creuse » d’adoption comme personne. Plus loin, prĂšs de La Souterraine, l’hĂŽtel Nougier est l’adresse gourmande par excellence. TroisiĂšme de la gĂ©nĂ©ration d’une famille de restaurateur, StĂ©phane Nougier est aux cuisines. À part le menu 3 plats Ă  31 €, ce chef fait des surprises en se basant toujours sur des produits locaux, mais sans annoncer le dĂ©tail des plats sur un menu. Deux spĂ©cialitĂ©s l’Ɠuf Ă  64°C, risotto de pommes de terre – haddock – Ă©mulsion herbacĂ©e ; et l’üle flottante aux pralines roses. Cettecarte rĂ©alisĂ©e Ă  partir des paysages reprĂ©sentĂ©s dans le livre Le PĂ©rigord des peintres, synthĂšse de Jean-Michel Linfort, publiĂ©e aux Ă©ditions Fanlac en 2010, met en lumiĂšre de maniĂšre presque caricaturale l’attraction des peintres pour les paysages pittoresques des vallĂ©es. PĂ©rigueux, son paysage urbain et les rives de l’Isle sont Ă©galement bien reprĂ©sentĂ©s. Vous avez peut-ĂȘtre vu le film de Jarmila Buzkova, Matisse et Picasso, la couleur et le dessin » sur France 5 le jeudi 1er mai. DĂ©solĂ©, votre navigateur ne supporte pas la balise vidĂ©o HTML5 en format MP4/H264 Sollers y participe briĂšvement, trop briĂšvement. Il y dĂ©veloppe des thĂšmes qu’ils aborde dans son roman L’Éclaircie. Je les ai Ă©voquĂ©s Ă  plusieurs reprises cf. notamment Matisse/Picasso Ă  la lumiĂšre de L’Éclaircie. Voici un trĂšs court extrait qui aurait mĂ©ritĂ© un plus long dĂ©veloppement que Sollers n’a pas manquĂ© de faire mais qui n’a pas Ă©tĂ© conservĂ© au montage. Il commence avec une reproduction des Figures au bord de la mer de Picasso 1931 [1]. DĂ©solĂ©, votre navigateur ne supporte pas la balise vidĂ©o HTML5 en format MP4/H264 La confrontation — le duel » — entre Picasso et Matisse est une figure quasi-imposĂ©e expositions, essais, documentaires, etc.. Confrontation dont il est bien difficile — et sans doute vain — de dire s’il en sort un vainqueur sinon la peinture elle-mĂȘme Ă  la diffĂ©rence du duel par trop inĂ©gal entre Picasso et Braque [2]. Mais confrontation imposĂ©e par qui et pourquoi ? Eh bien, au-delĂ  de la convention, par les peintres eux-mĂȘmes. Amis ? Ennemis ? Rivaux ? La question est plus Matisse, nĂ© en 1869, est plus ĂągĂ© que Picasso, nĂ© en 1881, il n’en est pas "le pĂšre" comme le rĂ©pĂšte un peu trop le documentaire de France 5, mais seulement l’aĂźnĂ©. Le pĂšre, c’est CĂ©zanne CĂ©zanne est notre pĂšre Ă  tous », dira Picasso, et Matisse c’est une sorte de bon Dieu de la peinture ». Les deux peintres ont commencĂ© Ă  peindre Ă  peu prĂšs au mĂȘme moment, dans les annĂ©es 1890 le premier tardivement, le second prĂ©cocement. N’est-il pas significatif qu’il se rencontrent, pour la premiĂšre fois, en 1906, l’annĂ©e de la mort de CĂ©zanne ?Le dialogue exigeant, tendu, souvent ironique, entre les deux peintres, le Français et l’Espagnol, durera prĂšs de cinquante ans, jusqu’à la mort de Matisse en 1954. AprĂšs quoi, Picasso, seul, reprendra, pendant prĂšs de vingt ans, et comme s’il avait toujours vingt ans, toute l’histoire de la grande peinture occidentale — en prĂȘtant une attention toute particuliĂšre Ă  Manet, le plus espagnol des peintres français. Mais c’est une autre histoire [3]. * Le 28 octobre 1980, Marcelin Pleynet fait une confĂ©rence Ă  la Fondation Juan March Ă  Madrid Ă  l’occasion d’une rĂ©trospective des oeuvres de Matisse. Elle est publiĂ©e dans le numĂ©ro 87 de Tel Quel au printemps 1981 et reprise dans Les Modernes et la Tradition en 1990. Elle pourrait avantageusement servir de commentaire au documentaire de France 5. Pleynet revient sur la rencontre essentielle, sur les multiples rencontres, entre Picasso et Matisse dĂšs le dĂ©but du XXe siĂšcle. Oui, je suis convaincu que Matisse et Picasso dialoguent », Ă©crit Pleynet. Analyse. Tel Quel 87, printemps 1981. Cliquer sur les images pour agrandir [4]. par Marcelin Pleynet La confĂ©rence commence aprĂšs la prĂ©sentation de Marcelin Pleynet par son hĂŽte espagnol 65’ CrĂ©dit Marcelin Pleynet. Je vous prie, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir excuser la sorte d’incongruitĂ© qu’il y a Ă  venir, dans son propre pays, parler d’un peintre dont on ne connaĂźt pas la langue et soumettre ses compatriotes au pĂ©nible protocole de la traduction. Je vous demande de m’en excuser et, de plus, de faire l’effort de me comprendre ; de bien vouloir comprendre ce qui ici peut me servir d’excuse. L’historien comme le critique et l’amateur savent ce qu’il en est des difficultĂ©s de traduction qu’impose l’approche de la peinture, qu’impose la nĂ©cessitĂ© de traduire oralement la grandeur troublante et toujours en derniĂšre instance mystĂ©rieuse des signes plastiques que nous proposent les peintres et les sculpteurs. Et je dirais qu’au-delĂ  de cette Ă©vidence il n’est pas d’oeuvre d’art qui ne soulĂšve ce problĂšme de communication ; tel que l’on peut dire, si nous considĂ©rons l’histoire de notre culture, que l’art produit tout Ă  la fois un langage qui n’est qu’à lui et aux professions qui auront pour tĂąche d’en faciliter plus ou moins, par traduction et adaptation, la communication. Les Italiens Ă  ce propos jouent significativement des consĂ©quences de la traduction Traduttore/Traditore ». Peut-ĂȘtre que ce soir le filtre que ne peut pas ne pas constituer le passage de la langue française Ă  la langue espagnole vous dissimulera-t-il mes propres errements. Choisir, Ă  l’occasion d’une rĂ©trospective de l’oeuvre de Henri Matisse, de vous parler de Matisse et Picasso, n’est-ce pas Ă©galement tenter de prendre une prĂ©caution supplĂ©mentaire vis-Ă -vis de ces erreurs de traduction, de ces traĂźtrises de bonne foi que sont le plus souvent les interprĂ©tations critiques ? Je n’ai bien entendu pas l’inconsĂ©quence de penser vous rendre compte en une soirĂ©e de deux oeuvres aussi importantes et aussi complexes dont l’établissement a dĂ©jĂ  fait, et fait encore, l’objet de nombreuses Ă©tudes je pense notamment Ă  l’important ouvrage sur Matisse que termine Pierre Schneider, et au Catalogue raisonnĂ© de l’oeuvre peinte de Picasso dont Pierre Daix a Ă©ditĂ© cette annĂ©e un volume essentiellement consacrĂ© au Cubisme et qui s’arrĂȘte Ă  l’annĂ©e 1916. Ne me considĂ©rant ni comme critique, ni comme historien, ni comme spĂ©cialiste, mais plus justement, et sans modestie aucune, comme amateur en ce que MallarmĂ© prĂ©sentait Baudelaire comme un amateur, je me permettrai de vous renvoyer Ă  l’importante documentation d’ouvrages spĂ©cialisĂ©s consacrĂ©s Ă  ces deux artistes pour tout ce qui concerne l’établissement de leur Ɠuvre. Et je me contenterai ce soir, si vous le voulez bien, de partager avec vous, en amateur donc, en amateur plus ou moins Ă©clairĂ©, les questions d’ordre plus gĂ©nĂ©ral que ne peuvent pas ne pas poser les oeuvres de ces deux gĂ©ants de l’art moderne. Nous avons tout Ă  la fois la chance et l’infortune de nous trouver historiquement dans ce que je dirais la semi-proximitĂ© de ces deux oeuvres. Nous n’avons pas, comme quelques hommes aujourd’hui encore vivants, participĂ© Ă  l’élaboration de l’oeuvre de Matisse ou de Picasso, et nous sentons pourtant qu’à ĂȘtre modernes ces deux Ɠuvres participent encore par bien des aspects de notre contemporanĂ©itĂ©. Sans doute ceux qui connurent Matisse et Picasso connurent-ils deux artistes de gĂ©nie, mais ils les connurent, si je puis dire, dans les limites, dans la fragilitĂ© et dans l’incertitude du quotidien. Notre quotidien Ă  nous ne les rencontre que dans l’évidence et la monumentalitĂ© de leurs oeuvres qui, bornĂ©es hier dans l’ordre in progress » de la crĂ©ation, pourraient bien l’ĂȘtre encore aujourd’hui et pour longtemps dans ce que je nommerais une aveuglante Ă©vidence. Choisir de parler ce soir de Matisse et Picasso, c’est pour moi choisir, au lieu de la voie toujours de quelque façon exclusive de la passion, celle du dialogue. Comment deux oeuvres et deux hommes aussi apparemment dissemblables furent-ils avec une telle maĂźtrise et une telle grandeur contemporains ? Qu’en est-il de cette apparence et qu’en est-il de cette contemporanĂ©itĂ© ?Mais tout d’abord qu’en est-il de cette apparence ? N’est-ce pas la premiĂšre question que nous posent les arts visuels ? N’est-ce pas dans la rĂ©ponse qu’implicitement nous apportons Ă  cette question de l’apparence que nous qualifions les oeuvres d’art ? Certes, nous hĂ©ritons aujourd’hui de l’oeuvre de Matisse et de l’oeuvre de Picasso comme de deux grands monuments de notre culture. Mais devrons-nous nous contenter de reconnaĂźtre cela comme ces touristes qui traversent les musĂ©es en se contentant de lire, sur l’étiquette qui accompagne chaque tableau, le nom de l’artiste et le titre de la toile, sans plus prendre le temps de considĂ©rer l’oeuvre ? Devrons-nous dĂ©sormais nous contenter de vĂ©rifier l’identitĂ© de Matisse, de Picasso et de leurs oeuvres sans plus nous laisser distraire de nos occupations ? C’est sans doute ce Ă  quoi nous engage la semi-proximitĂ© dont je parlais tout Ă  l’heure ; Ă  considĂ©rer Matisse et Picasso comme deux monuments contemporains contournables dans la connaissance que nous pouvons avoir de leur identitĂ©. Est-on plus sensible au caractĂšre ibĂ©rique, et l’on se retrouvera dans la proximitĂ© de Picasso ; plus sensible au caractĂšre latin et mĂ©diterranĂ©en, et l’on se retrouvera sans autre question dans l’environnement de Matisse. Mais, Ă  ĂȘtre bien l’un et l’autre attachĂ©s Ă  ces particularitĂ©s, ne sont-ils que ces particularitĂ©s ? Leur Ɠuvre ne prĂ©sente-t-elle pas une dimension qui justement tend Ă  transcender ces particularitĂ©s dans l’interprĂ©tation de ce qui les fait contemporains ? Nous connaissons tous la provocation de Matisse dĂ©clarant que l’art doit avoir quelque chose d’analogue Ă  un bon fauteuil ». Mais, outre que cette dĂ©claration de 1908 pourrait bien ĂȘtre une pointe adressĂ©e Ă  Picasso les deux artistes ne se mĂ©nageaient ni l’admiration, ni la critique, ni les piques, on peut ĂȘtre assurĂ© que si quelque jour Matisse a pensĂ© son art comme un bon fauteuil, il n’a jamais voulu dire par lĂ  que ce fauteuil Ă©tait destinĂ© Ă  des assoupissements. L’oeuvre de Matisse montre assez combien il a su, et parfois rudement, le secouer, le fauteuil. Au-delĂ  de la contemplation esthĂ©tique et de l’hĂ©donisme auxquels invite l’oeuvre de Matisse, sa contemporanĂ©itĂ© avec Picasso nous introduit objectivement au fond du complexe dĂ©bat sur lequel elle se constitue. Comme au-delĂ  de sa constante prĂ©sence aux aventures et aux mĂ©saventures de notre siĂšcle l’oeuvre de Picasso, dans ce qu’elle partage avec celle de Matisse, nous introduit Ă  des contemplations tragiques au moins Ă©gales en sublimes grandeurs Ă  celles du peintre de la Danse et de la Joie de vivre. Oui, je suis convaincu que Matisse et Picasso dialoguent. » Matisse, La joie de vivre, 1906. Picasso, La joie de vivre, 1946 [5]. Pour bien comprendre ce qu’il en est de la dimension et de la vocation culturelles de l’esthĂ©tisme et de l’hĂ©donisme de Matisse, il nous faut nous arrĂȘter Ă  ce qu’il en est de la perception de l’histoire et de l’actualitĂ© par un artiste. Pour un artiste, le monde passe par son art ; quel que soit l’artiste et quelle que soit la forme de son art le monde passe par son art comme son art passe par le monde. L’effort considĂ©rable, et sans doute inimaginable pour qui n’y a pas accĂšs, qu’implique la crĂ©ation artistique dans un monde qui n’y est pas prĂ©parĂ© et bien souvent la refuse, le pari absurde qu’est Ă  l’origine la crĂ©ation artistique, impliquent que dans l’économie de l’artiste tout soit soumis Ă  l’ordre de sa crĂ©ation. Mais cette soumission mĂȘme est une pensĂ©e du monde. Et c’est bien me semble-t-il ce qu’il faut entendre lorsque Matisse raconte qu’en mai 1940, allant chez son tailleur, il rencontre Picasso qui lui dit Comment, vous ne savez pas que le front est complĂštement enfoncĂ© ? L’armĂ©e a fait la culbute, c’est la dĂ©bandade, les Allemands approchent de Soissons, demain ils seront peut-ĂȘtre Ă  Paris. — Mais alors nos gĂ©nĂ©raux qu’est-ce qu’ils font ? » demande Matisse ; et Picasso regardant sĂ©rieusement Matisse Nos gĂ©nĂ©raux c’est l’école des Beaux-Arts ! » Boutade sans doute, impromptu de Picasso qu’il nous faut pourtant, comme l’indique bien son interlocuteur, prendre au sĂ©rieux. Tout aussi sĂ©rieusement que cette dĂ©claration d’Henri Matisse Ă  son fils Pierre, le 1er octobre 1940 ... ce qui me prĂ©occupe, Ă©crit Henri Matisse, c’est l’incertitude dans laquelle on vit et la honte de subir une catastrophe dont on n’est pas responsable. Comme a dit Picasso " C’est l’école des Beaux-Arts". Si tout le monde faisait son mĂ©tier comme Picasso et moi faisions le nĂŽtre, ça ne serait pas arrivĂ©. » N’est-ce pas lĂ  donner Ă  entendre qu’au-delĂ  comme en deçà de l’esthĂ©tique, l’éthique de ce mĂ©tier fait Ă  la fois histoire, culture et, par voie de consĂ©quence, sens ; et qu’avec le plaisir qu’elle nous procure l’oeuvre nous engage aussi dans une praxis. En 1929, Henri Matisse dĂ©clare Je crois Ă  la possibilitĂ© d’un art en commun. Les dĂ©fauts des autres m’instruisent sur les miens. Si travailler c’est enlever quelques scories Ă  la tradition, plus on est d’ouvriers et plus cela ira vite. » On sait qu’en faisant cette sorte de dĂ©claration Matisse pensait essentiellement Ă  Picasso. Qu’en fut-il donc de leur communautĂ© ?De leur diffĂ©rence et de ce qu’ils rivalisaient de gĂ©nie leurs contemporains les ont souvent opposĂ©s. Et l’on peut dire que cette opposition est mise en scĂšne dĂšs leur rencontre avec les collectionneurs qui vont dĂ©cider de leur fortune Ă  tous les deux LĂ©o et Gertrude Stein qui, la mĂȘme annĂ©e, achĂštent le Nu bleu souvenir de Biskra et le Nu Ă  la draperie. LĂ©o Stein dans un livre Appreciation qu’il publie Ă  New York en 1947 Ă©crit The homes, persons ands minds of Picasso and Matisse were extreme contrasts. Matisse — bearded, but with propriety ; spectacled neatly ; intelligent ; freely spoken, but a little shy — in an immaculate room, a place for everything and everything in its place, both within his head and without. — Picasso with nothing to say except an occasional sparkle, his work developing with no plan, but with the immediate outpourings of an intuition which kept on to exhaustion...Matisse was a social person rather than a convivial one. Picasso was more convivial than social. Matisse felt himse1f to be one of many, and Picasso stood apart, alone... Matisse exhibited everywhere. He always wanted to learn, and believed there was no better way than to see his work alongside the work of everybody else. Picasso never showed with others... » On sait que marquant cette opposition, les Stein, le frĂšre et la soeur, se partagĂšrent l’amitiĂ© et les oeuvres des deux artistes. Gertrude Stein s’étend longuement sur les anecdotes du duel, d’abord dans l’Autobiographie d’Alice Toklas, puis dans Matisse, Picasso and Gertrude Stein, enfin dans Everybody’s Autobiography, livre qui confirme sa brouille avec Matisse. Mais qu’en Ă©tait-il de fait de ces deux caractĂšres et de ces deux hommes ? Picasso, Science et charitĂ©, 1897. Si Picasso, nĂ© en 1881, est de douze ans plus jeune que Matisse, il est paradoxalement son aĂźnĂ© en peinture. NĂ© en 1869, on peut dire que Matisse n’a jamais touchĂ© un pinceau ni ouvert une boĂźte de couleurs avant 1890, c’est-Ă -dire avant l’ñge de 21 ans ; alors qu’à l’ñge de 16 ans, Picasso peint Science et CharitĂ© et voit tour Ă  tour sa toile primĂ©e Ă  l’Exposition nationale de Barcelone en 1897, lui rapporter, toujours en 1897, une mention d’honneur lors de l’Exposition des Beaux-Arts de Madrid et une mĂ©daille d’or Ă  celle de Malaga. On sait que Picasso n’a pas encore 20 ans lorsque s’ouvre, en juin 1901, sa premiĂšre exposition chez Ambroise Vollard ; exposition prĂ©facĂ©e par le critique Gustave Coquiot. Un semblable Ă©vĂ©nement ne se produira dans la carriĂšre de Matisse qu’en 1897 avec la Desserte ; Matisse a alors 28 ans. Matisse, La desserte, 1897. C’est Ă  propos de la Desserte, qui fera scandale au Salon, que Matisse dira Le public dĂ©couvrit que j’avais des microbes au fond de mes carafes. » Je retiens ici la prĂ©cocitĂ© du talent de Picasso et la vocation tardive de Matisse dans la mesure oĂč, contrairement Ă  ce que semblent dĂ©montrer les faits, ces Ă©lĂ©ments biographiques me paraissent dĂ©cisifs de ce qui distinguera bien sĂ»r, mais plus essentiellement rapprochera, les deux artistes, dans la mesure oĂč, dans un cas comme dans l’autre, selon deux modes de rapports Ă  la crĂ©ation, se manifeste pour ces deux hommes une urgence devant laquelle ni l’un ni l’autre ne se dĂ©roberont. Nous nous trouvons ici selon deux modes d’ĂȘtre confrontĂ©s Ă  l’une des caractĂ©ristiques spĂ©cifiques de ce que nous nommons l’art moderne son caractĂšre d’urgence. De ce caractĂšre d’urgence on trouve, selon moi, le symptĂŽme dans la prĂ©cocitĂ© de Picasso et plus encore peut-ĂȘtre dans la commune et double dĂ©cision de son passage de Barcelone Ă  Madrid, de Madrid Ă  Paris. La prĂ©cocitĂ© de Picasso, c’est d’abord celle d’une maĂźtrise acadĂ©mique ; le destin et les honneurs rĂ©servĂ©s Ă  Science et CharitĂ© en tĂ©moignent. Et c’est sans doute avec cette prĂ©cocitĂ©, mais plus encore dans la dĂ©cision de rupture et de rĂ©flexion implicite que suppose l’installation Ă  Paris, que l’on peut voir Picasso faire face Ă  l’urgence qui le dĂ©termine envers et contre tout c’est-Ă -dire aussi contre sa propre prĂ©cocitĂ©, contre sa prĂ©coce habiletĂ© Ă  ĂȘtre lui-mĂȘme. Matisse certes paraĂźt rĂ©agir diffĂ©remment. EngagĂ© dans des Ă©tudes d’avouĂ©, il passe brillamment son examen de capacitĂ© en droit, et ce n’est qu’à l’ñge de 21 ans, immobilisĂ© Ă  la suite d’une opĂ©ration d’appendicite, et sa mĂšre lui ayant fait cadeau d’une boĂźte de couleurs, qu’il commencera Ă  peindre et dĂ©cidera d’abandonner le droit et de se consacrer Ă  l’art. Matisse s’inscrit Ă  l’AcadĂ©mie Julian oĂč enseigne Bouguereau en 1891. Il entre dans l’Atelier de Gustave Moreau en 1892. Il y a donc Ă  peine un peu plus de cinq ans entre les premiĂšres Ă©tudes de Matisse d’aprĂšs Chardin et Ribera et l’exposition de la Desserte en 1897. L’urgence, cette fois, apparemment commandĂ©e par la vocation tardive du peintre, est manifeste, et, comme souvent chez Matisse, si explicite, que l’artiste la prĂ©sentera lui-mĂȘme comme un des Ă©lĂ©ments moteurs de sa vocation. En 1952, lors de l’inauguration du musĂ©e qui lui est consacrĂ© dans sa ville natale au Cateau-CambrĂ©sis, Matisse dira C’est avec le sentiment constant de ma dĂ©cision, malgrĂ© la certitude de me trouver dans la vraie voie, oĂč je me sentais dans mon climat et non devant un horizon bouchĂ© comme dans ma vie prĂ©cĂ©dente, que j’ai pris peur, comprenant que je ne pouvais reculer. J’ai donc foncĂ© tĂȘte baissĂ©e dans le travail, avec le principe que j’avais entendu toute ma vie Ă©noncer par ces mots "dĂ©pĂȘche-toi". Comme mes parents, je me suis dĂ©pĂȘchĂ© au travail, poussĂ© par je ne sais quoi, par une force que je perçois aujourd’hui comme Ă©trangĂšre Ă  ma vie d’homme normal. » Cette analyse, et cette admirable confidence, que nous livre Matisse Ă  l’ñge de 83 ans deux ans avant sa mort reste Ă  mĂ©diter. Quelle sagesse incite alors le vieux maĂźtre Ă  nous confier cette folie » qui gouverna sa vie la peinture. Et que cherche-t-il Ă  nous dire en rapprochant cette urgence » qui le dĂ©pĂȘche dans sa vocation d’une force Ă©trangĂšre Ă  sa vie d’homme normal » ? N’est-ce pas inscrire l’hĂ©donisme de la pure contemplation esthĂ©tique sur le fond d’une bien Ă©tonnante et bien dissonante perspective ? Cette conviction et cette force Ă©trangĂšre Ă  la vie » de l’homme normal, et telles qu’on les retrouve chez Matisse et Picasso, font de ces artistes, je dirais des sensibilitĂ©s sismographiques de leur siĂšcle. Et n’est-ce pas d’abord en cela qu’ils dialoguent ? N’est-ce pas cela que fondent, que portent et que qualifient les oeuvres dont nous devons aujourd’hui assumer tout Ă  la fois l’hĂ©ritage et la grandeur l’urgence. L’urgence bien entendu qu’il y a pour un artiste Ă  ĂȘtre lui-mĂȘme, ce lui-mĂȘme, celui-lĂ  mĂȘme qui, comme le dit Matisse, aprĂšs Rimbaud celui-lĂ  mĂȘme qui est Ă©tranger Ă  la vie de l’homme normal ». Celui-lĂ  mĂȘme, ce je de l’artiste qui est normalement et anormalement un autre ». Notre proximitĂ©, notre semi-proximitĂ© avec ces oeuvres, ne nous fait-elle pas aussi les hĂ©ritiers de l’urgence qui les porta et dont jusqu’à nous elles tĂ©moignent essentiellement aujourd’hui encore ? Urgence Ă  se dresser tĂ©moignage force et pari de la grandeur de l’homme de culture dans la misĂšre de l’homme. Matisse dit-il autre chose lorsqu’il oppose au mufle puant de la guerre qui va ravager l’Europe l’intĂ©gritĂ© de sa vocation Si tout le monde faisait son mĂ©tier comme Picasso et moi faisions le nĂŽtre, ça ne serait pas arrivĂ© » ? C’est d’abord en cela, me semble-t-il, que les deux oeuvres se rencontrent que les deux hommes et les deux Ɠuvres se rencontrent, et que nous les retrouvons, que nous les rencontrons aujourd’hui encore aussi vivantes, aussi dynamiques, aussi pressĂ©es, aussi jeunes que quel mĂ©tier ? Et qu’en est-il de ce mĂ©tier habitĂ© par une force Ă©trangĂšre Ă  la vie de l’homme normal ? Qu’en est-il du mĂ©tier de peintre ? Quelle consĂ©quence y a-t-il Ă  faire mĂ©tier d’une anomalie ? Quelles furent les conditions qui portĂšrent dans le mĂȘme temps l’Espagnol et le Français Ă  donner cette dignitĂ© au mĂ©tier » qu’ils avaient choisi ? Recevons leur oeuvre avec l’attention qu’impose leur grandeur, et, disons le mot, leur majestĂ© ; mais sans oublier que cette grandeur et cette majestĂ© participent de la vie qu’elles portent, et que nous ne saurions vĂ©ritablement reconnaĂźtre qu’à la partager. Cette vie, la dĂ©claration commune de Matisse et de Picasso, devant l’horreur d’une nouvelle guerre, nous dit bien qu’elle se tisse dans le siĂšcle d’une force constructive de rĂ©sistance et d’honneur. Faudra-t-il toujours qu’elle soit vĂ©cue comme une anomalie ? Car c’est bien de cela que tĂ©moignent les cris, les protestations et le scandale qui accueillent au dĂ©part deux artistes qui sont aujourd’hui les plus grands parmi les reprĂ©sentants de notre culture et la fiertĂ© de leur pays. N’est-il pas Ă©tonnamment symptomatique que Matisse dĂ©finisse les qualitĂ©s proprement gĂ©nĂ©tiques de son Ɠuvre en les dĂ©signant comme des microbes » le public dĂ©couvrit que j’avais des microbes au fond de mes carafes ». On sait, d’autre part, qu’en 1913, Ă  l’occasion de l’Armory Show Ă  New York, le Nu bleu souvenir de Biskra fut Ă  ce point intolĂ©rable au public » qu’il fut brĂ»lĂ© en effigie dans la rue. Matisse, Nu bleu souvenir de Biskra, 1907. De son cĂŽtĂ©, le cubisme ne donna-t-il pas lieu Ă  une intervention Ă  la Chambre des DĂ©putĂ©s de Paris contre des manifestations aussi nettement anti-artistiques et anti-nationales ». Et nous retrouvons ici Matisse et Picasso plus voisins que jamais faisant leur mĂ©tier comme nul autre. Mais, tout de mĂȘme, quel Ă©tonnant mĂ©tier ! Quel Ă©tonnant mĂ©tier qui construit, disons-le, ces Ɠuvres sublimes sur un abĂźme ! Et quel abĂźme !A nous retrouver aujourd’hui devant la monumentalitĂ© de ces deux oeuvres, nous pourrions sans doute oublier avec et contre quoi elles furent rĂ©alisĂ©es ; mais nous y autoriseraient-elles ? Pourrions-nous encore les voir ? Pourrions-nous les voir sans les connaĂźtre ? Et leur semi-proximitĂ© ne nous signifie-t-elle pas aussi justement que cet abĂźme nous est encore bien proche ? Si nous cĂ©lĂ©brons l’annĂ©e prochaine le centenaire de la naissance de Picasso, nous ne pouvons pas oublier qu’il y a tout juste un peu plus de sept ans qu’est mort celui qui sera, n’en doutons pas, considĂ©rĂ© comme le peintre du XXe siĂšcle. Je dirais que le centenaire de la naissance de Picasso, c’est le centenaire de la naissance de la peinture moderne, et qu’en consĂ©quence, une fois encore, Matisse ne peut pas ne pas s’y trouver associĂ©. Mais au-delĂ  de cette association, en ce que, selon moi, ces deux oeuvres tĂ©moignent de notre civilisation et portent tous les germes de la culture moderne et contemporaine, je dirais que l’on peut dĂ©jĂ  considĂ©rer le centenaire de la naissance de Picasso comme le centenaire de notre siĂšcle avec tout ce qu’il comporta, et ce qu’il comporte encore de crises et de tragĂ©dies ; un siĂšcle que nous avons pour charge de poursuivre et non pas d’ idĂ©alement si je puis dire, je me trouve seul avec la prĂ©sence et la mĂ©moire prĂ©sente de ces deux oeuvres monumentales, je ne peux pas m’empĂȘcher de penser qu’au-delĂ  de l’évidence contemplative qu’elles imposent, sans la familiĂšre et inquiĂ©tant Ă©trangetĂ© de leur charme, elles m’entretiennent du dĂ©but d’un siĂšcle dont, sans doute, je ne suis plus mais que je n’emporte pas moins avec moi. Hier, elles firent scandale ; aujourd’hui, elles ne le font plus. Que s’est-il donc passĂ© ? Je devrais le savoir. Elles le disent, elles le savent, et le plaisir que j’ai de les connaĂźtre et de les reconnaĂźtre s’en trouve confortĂ©. Lorsque Matisse dĂ©finit nĂ©gativement les qualitĂ©s mĂȘmes qui fondent son art microbes », anomalie » ne tend-il pas Ă  nous signaler, par le dĂ©tour, Ă  la fois le chemin que prend son Ɠuvre et en quoi elle est Ɠuvre de scandale ? N’est-elle pas oeuvre de scandale par la nĂ©gation mĂȘme qu’elle porte ? NĂ©gation que l’on retrouvera, chez tous les artistes du dĂ©but du siĂšcle, dirigĂ©e contre l’école des Beaux-Arts et contre les acadĂ©mies. Mais, une fois encore, est-ce bien de cela qu’il s’agit ? Certes, l’art de Matisse, comme l’art de Picasso, ne tarde pas Ă  transgresser toutes les rĂšgles acadĂ©miques. Mais, ce faisant, que font-ils ? Et pourquoi le font-ils ? Par simple esprit de contradiction ? Par pur goĂ»t de la destruction et de l’anarchie ? Auraient-ils construit l’oeuvre qu’ils ont construite s’ils eussent Ă©tĂ© les iconoclastes que l’on crut qu’ils Ă©taient ? Ceux qui s’en sont tenus lĂ  occupent aujourd’hui leur place dans la rubrique des faits divers culturels et mondains. Nous savons bien, par ailleurs, que l’AcadĂ©mie ne manquait pas de ce qu’il est convenu d’appeler de bons peintres. Bouguereau n’est assurĂ©ment pas un mauvais peintre, il y a pire parmi les modernes ». Alors ? Alors, je dirai que la rĂ©action de Matisse et Picasso, face Ă  la catastrophe de 1940, est bien significative. Ce qu’ils reprochent aux peintres de l’école des Beaux-Arts et de l’AcadĂ©mie, c’est de ne pas bien faire leur mĂ©tier dans cette situation d’urgence » oĂč avec le siĂšcle ils sont prĂ©cipitĂ©s. Il suffit de considĂ©rer le climat culturel et social dans lequel furent Ă©levĂ©s, vĂ©curent et travaillĂšrent ces deux hommes pour se rendre compte combien l’illusion de stabilitĂ© et de continuitĂ© qu’entretiennent alors les acadĂ©mies Ă©tait, disons le mot, mensongĂšre. L’optimisme euphorique de la civilisation industrielle, avec sa foi dans la raison et dans la science, connaĂźt alors ses premiĂšres crises. 1896 ouvrira l’époque qu’il est convenu de nommer de la Grande DĂ©pression ». L’unification de l’Italie et de l’Allemagne interviendront sur un marchĂ© jusqu’alors dominĂ© par la France et l’Angleterre, et donneront lieu Ă  une guerre Ă©conomique dont les consĂ©quences ne sont pas sans bouleverser les structures sociales et institutionnelles ; ce dont tĂ©moigne la fondation du syndicalisme en Belgique, les analyses des Ă©conomistes traditionnels et celles de Karl Marx, ou encore les dĂ©clarations du pape LĂ©on XIII rĂ©clamant l’institution d’une plus grande justice entre employeurs et employĂ©s. C’est l’époque du dĂ©veloppement du colonialisme que, par euphĂ©misme, on dĂ©signe comme dĂ©veloppement des sphĂšres d’influences. En France, Ă  l’instigation d’Émile Combes, la loi de la sĂ©paration de l’Église et de l’État est votĂ©e en 1905. Conduisant Ă  la guerre de 1914 faut-il encore citer le climat raciste de l’affaire Dreyfus de 1898 Ă  1906, le boulangisme jouant Ă  l’intĂ©rieur la tension et l’aggravation des problĂšmes internationaux et des menaces de guerre ? Ce parcours, ĂŽ combien sommaire ! ces gros titres gĂ©nĂ©riques de bouleversements qui occupent le siĂšcle, ne sont-ils pas significativement Ă©loquents ? Picasso, Jeune fille nue avec panier de fleurs, 1905. C’est sur le fond de cette instabilitĂ© Ă©conomique, politique et culturelle que prend naissance l’Ɠuvre des deux artistes qui nous prĂ©occupent aujourd’hui ; et c’est en fonction de ce qu’ils en vivent qu’ils peuvent effectivement revendiquer leur nĂ©gativitĂ© comme une Ă©thique poussĂ© par une force Ă©trangĂšre Ă  la vie d’homme normal », dira Matisse. Il serait Ă©videmment absurde de se demander ce qu’il serait advenu de l’oeuvre de chacun s’ils ne s’étaient pas rencontrĂ©s. Pouvaient-ils ne pas se rencontrer ? Et n’est-il pas Ă©tonnant et significatif que nous sachions sur quoi ils se rencontrĂšrent ? L’annĂ©e mĂȘme de la mort de Paul CĂ©zanne en 1906, les Stein, qui ont dĂ©jĂ  achetĂ© la Femme au chapeau de Matisse et la Jeune Fille au panier de fleurs de Picasso, commandent Ă  Picasso le Portrait de Gertrude et lui prĂ©sentent Henri Matisse. C’est deux ou trois mois plus tard que Picasso verra la Joie de vivre au Salon des IndĂ©pendants. Matisse, qui vient de traverser et d’abandonner la contraignante influence du pointillisme, comme il le dit lui-mĂȘme, par nĂ©cessitĂ© de s’éloigner de toute contrainte, de toute idĂ©e thĂ©orique », Matisse s’impose alors comme le jeune maĂźtre d’une peinture qui sera qualifiĂ©e de Fauve », et il est Ă  ce moment, comme l’écrit Alfred Barr, un cĂ©zannien prĂ©maturĂ© » A. Barr ajoute il comprenait sans doute l’oeuvre de CĂ©zanne plus profondĂ©ment que Picasso, Derain ou Braque ne le faisaient alors... ». Quant Ă  Picasso, non moins prĂ©occupĂ© par le maĂźtre d’Aix-en-Provence, il vient de dĂ©couvrir cette mĂȘme annĂ©e au Louvre les sculptures ibĂ©riques d’Osuna, et le Bain turc d’Ingres au Salon d’Automne. De l’un Ă  l’autre, de Matisse Ă  Picasso, l’urgence » et la vigilance du mĂ©tier et de la vĂ©ritĂ© s’établissent en ces annĂ©es dĂ©cisives. Picasso n’a pas pu ne pas voir, quasiment cĂŽte Ă  cĂŽte, sur les murs de l’appartement des Stein le Portrait de madame CĂ©zanne et la Femme au chapeau de Matisse. En cette annĂ©e 1906, le parti pris que Matisse tire avec la Joie de vivre de l’étude du nu cĂ©zannien et du Bain turc de Ingres justifie effectivement A. Barr de qualifier Matisse de cĂ©zannien prĂ©maturĂ© ». N’est-ce pas dĂšs 1899 que Matisse acquiert le petit tableau des Baigneuses de CĂ©zanne aujourd’hui au Petit Palais dont il ne se dĂ©fera qu’à la fin de sa vie, et dont la familiaritĂ©, la vision quotidienne, dut lui ĂȘtre d’une aide inestimable en cette Ă©poque d’invention et de virtuositĂ© formelles. Picasso a-t-il alors vu chez Matisse la petite toile de CĂ©zanne ? Ne doutons pas que quelle que soit la diffĂ©rence de leur caractĂšre les deux hommes ne se soient immĂ©diatement reconnus et frĂ©quentĂ©s. Picasso a alors 25 ans et Matisse 37. Ne doutons pas qu’ils se soient retrouvĂ©s dans la jeune maturitĂ© qui les caractĂ©rise. Pierre Daix rapporte Ă  ce propos un trĂšs Ă©clairant entretien qu’il eut avec Picasso Tu allais souvent chez Matisse ? » Grognement Bien sĂ»r ! » Et Matisse venait au Bateau-Lavoir ? » Picasso s’éloigna en silence et me fit signe de le suivre. Il me montra le portrait de Marguerite, la fille de Matisse, qui date de 1906-1907, et qu’il avait sorti pour le faire photographier. Ça ne te rappelle rien ? » Peut-ĂȘtre ai-je suivi son regard sur la toile. Elle a le nez de travers comme tes demoiselles. » Il rit comme quelqu’un qui a rĂ©ussi son coup. Tu commences Ă  savoir lire la peinture. Il faudrait pouvoir mettre cĂŽte Ă  cĂŽte tout ce que Matisse et moi avons fait en ce temps-lĂ . Jamais personne n’a si bien regardĂ© la peinture de Matisse que moi. Et lui la mienne... » De ce double regard les oeuvres tĂ©moignent. Et pas seulement de l’échange formel que souligne ici Picasso ; dans ce regard mĂȘme les Ɠuvres tĂ©moignent de l’essentiel de ce qui nous prĂ©occupe ici, de la qualitĂ© d’un Ă©change. A gauche Étude pour les Demoiselles d’Avignon, crayon et pastel. droite Étude pour les Demoiselles d’Avignon. Printemps 1907. Philadelphie. Picasso, Les demoiselles d’Avignon, 1907. Cet Ă©change de regard et ce qui le qualifie se trouve, me semble-t-il, particuliĂšrement mis en Ă©vidence en ces annĂ©es 1906-1907. Matisse expose la Joie de vivre au Salon des IndĂ©pendants en avril 1906. Picasso termine le portrait de Gertrude Stein au milieu du mois d’aoĂ»t 1906. La conception des Demoiselles d’Avignon doit, sans certitude, se dater de l’hiver 1906-1907. Picasso ayant conservĂ© la quasi-totalitĂ© des dessins prĂ©paratoires et des Ă©tudes des Demoiselles d’Avignon, ce n’est que trĂšs rĂ©cemment que l’on a pu dĂ©couvrir la complexe genĂšse de l’oeuvre. Pierre Daix publie, dans son catalogue raisonnĂ© des peintures rattachĂ©es au cubisme de Picasso, deux dessins et deux toiles appartenant Ă  la succession de Picasso, qui apportent en ce qui concerne la genĂšse des Demoiselles, et cette Ă©poque de vive invention picturale, de trĂšs prĂ©cieuses informations. De 1906-1907 le dessin et la petite toile 17,5 X 13,5 des Marins en bordĂ©e qui semblent bien effectivement prĂ©parer les Demoiselles d’Avignon et le dessin d’une tĂȘte de femme, que l’auteur nous dit ĂȘtre par son rythme et son tracĂ© totalement isolĂ© dans la production de Picasso », et oĂč l’on ne peut pas ne pas voir le regard aigu et l’expĂ©rience vive et vite que Picasso pratique de la dĂ©monstration de Matisse. Nous touchons ici en ce qui concerne les deux artistes au secret le plus intime et je dirais mĂȘme quasi alchimique de la crĂ©ation. Les historiens d’art, Ă©blouis par cette admirable scĂšne primitive, n’ont cessĂ© de dĂ©couvrir tĂ©moignages, documents, photographies... tout le tissu complexe et, disons-le, toujours en derniĂšre instance alĂ©atoire du fantasme. Picasso a-t-il vu la reproduction des cinq baigneuses de CĂ©zanne accrochĂ©e au mur de l’atelier de Derain ? A-t-il vu... Mais que n’a-t-il pas vu chaque jour ? Et comment le voyait-il ? Ce que nous savons avec certitude, c’est qu’il voyait les oeuvres de Matisse comme Matisse voyait les siennes dans, comme disent les Anglais, un challenge » Ă  leur mesure. Ce regard oĂč le plus jeune surveille le plus ĂągĂ©, peut-ĂȘtre parce que plus ĂągĂ© et plus mĂ»r ; et oĂč le plus ĂągĂ© surveille le plus jeune parce que plus jeune et peut-ĂȘtre plus dynamique ; ce challenge », je dirais qu’il eut pour eux les consĂ©quences les plus heureuses dans la mesure oĂč il redoublait ce que l’un et l’autre vivaient intimement l’urgence Ă©thique de leur situation d’artiste. Urgence challenge » que Picasso ne manque pas de tenir dĂšs l’hiver 1906-1907 dans ce qui peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme la mise en place et l’actualisation de la dimension mythique de l’hĂ©donisme matissien. La Joie de vivre est, comme on disait alors, une grande machine de 2m 40 x 1m 75. Picasso va s’engager dans une Ɠuvre de 2m 43 x 2m 33 Ă  porter le dĂ©bat formel au lieu cachĂ© de son actualisation. Picasso, Marins en bordĂ©e, 1906. Ce sera d’abord la notation des Marins en bordĂ©e, puis les projets des Demoiselles d’Avignon, titre dont l’euphĂ©misme ne doit pas nous cacher qu’initialement Picasso passa de la bordĂ©e » au bordel. Le premier projet de Picasso est en effet prĂ©sentĂ© comme le Bordel d’Avignon ; d’oĂč les marins vont se trouver progressivement exclus pour laisser la place Ă  ces fantastiques demoiselles ». Telle est, dĂšs 1907, la rĂ©ponse de Picasso Ă  la Joie de vivre et Ă  l’ñge d’or de Matisse. Tel va ĂȘtre le dialogue de ces deux artistes engagĂ©s Ă  dire la double vĂ©ritĂ©, l’urgence de la double vĂ©ritĂ© qui les constitue dans la crise, le dĂ©sĂ©quilibre de leur monde, le nĂŽtre peintres crĂ©ateurs d’images et iconoclastes. Picasso, Les Demoiselles, croquis, hiver 1907. Ces mĂȘmes annĂ©es, qui furent comme l’on sait dĂ©cisives pour Matisse et Picasso, sont Ă©galement celles de la dĂ©couverte de l’art nĂšgre » qui jouera un rĂŽle considĂ©rable dans la torsion formelle et expressive des figures de Picasso. On a beaucoup dĂ©battu pour authentifier et attribuer Ă  tel ou tel artiste français la dĂ©couverte de l’art nĂšgre », jusqu’à ce que le beau livre de Jean Laude, la Peinture française et l’Art nĂšgre, vienne clore les disputes. Reste Ă  souligner, au-delĂ  du seul dĂ©bat formel, ce qu’il pouvait en ĂȘtre, dans une sociĂ©tĂ© colonialiste et raciste, de cette appropriation et de cette mise en Ă©vidence de l’art nĂšgre ? D’opposer Ă  la toute confiante et Ă  l’apparemment toute-puissante peinture acadĂ©mique un art de sauvage » ; ce qu’il Ă©tait convenu d’appeler, nous dit Jean Laude, des fĂ©tiches barbares, des curiositĂ©s ethnographiques ». C’est dans la cohĂ©rence mĂȘme de leur oeuvre et de l’activitĂ© de leur oeuvre, que Matisse et Picasso se trouvent ici une fois de plus associĂ©s et symptomatiquement prĂ©sentĂ©s comme les inventeurs » de l’art nĂšgre. Au-delĂ  de l’anecdote historique, l’adage qui veut qu’on ne prĂȘte qu’aux riches se trouve une fois de plus vĂ©rifiĂ©. Comme se trouve vĂ©rifiĂ©e, au-delĂ  des particularitĂ©s et du caractĂšre unique de l’oeuvre de chacun de ces deux peintres, une association en vĂ©ritĂ© dont la force, ponctuellement nĂ©gative, ne peut plus ĂȘtre interprĂ©tĂ©e qu’à travers ce qui dĂ©sormais pour nous spĂ©cifie en chacune de ces Ɠuvres notre culture. Dans l’ordre de ce mode d’association spontanĂ©e, n’est-il pas tout aussi Ă©tonnant que, lĂ  sans doute oĂč Matisse et Picasso se sĂ©parent le plus, que le cubisme, qui fut vraisemblablement baptisĂ© par un journaliste mal intentionnĂ©, que le nom mĂȘme de cubisme » ait Ă©tĂ© donnĂ© comme une invention » de Matisse ? En ces annĂ©es 1906-1907, nous ne pouvons pas ne pas voir le rapport d’intelligence et d’échange entre Matisse et Picasso qui tĂ©moignent et surenchĂ©rissent de talent et de corrosive vĂ©ritĂ© ; bouleversant, avec ce qui subsiste d’habitudes acquises et dĂ©sormais mensongĂšres, une image de l’homme et une image du monde que, sans le savoir, l’homme et le monde ont depuis longtemps abandonnĂ©es. En ce sens, on peut dire que ces deux artistes sont aussi des artistes profondĂ©ment rĂ©alistes, profondĂ©ment plus rĂ©alistes que le monde dans lequel ils vivent, et qui courent vers les catastrophes que l’on sait. C’est la vĂ©ritĂ© de leurs oeuvres, la stricte vĂ©ritĂ© de leurs oeuvres qui est intolĂ©rable au faux Ă©quilibre dont leur monde et le nĂŽtre aussi sans doute Ă  sa façon maintient l’illusion. Entendons-nous je ne veux pas dire qu’un nu de Matisse ou un nu de Picasso soient un nu ressemblant. Matisse, que la sottise n’épargna pas plus qu’un autre, rĂ©pondit Ă  une dame qui lui demandait ce qu’il ferait s’il voyait dans la rue une femme ressemblant Ă  l’une de ses peintures Mais, madame, je fuirais ! » Il n’y a vraisemblablement ni chez Matisse ni chez Picasso vocation de ressemblance. Ce qu’il y a par contre, chez l’un et chez l’autre, c’est une incontestable vocation de vraisemblance. Leur art nous place systĂ©matiquement dans un espace oĂč les critĂšres qui nous sont communs viennent Ă  faire dĂ©faut, il insiste essentiellement sur l’inadĂ©quation entre ce que nous vivons et l’image que nous nous faisons de nous-mĂȘmes et de notre vie ; sur l’inadĂ©quation entre ce que vit le siĂšcle et l’image qu’il se fait de lui-mĂȘme. Et leur grandeur Ă  tous deux n’est-ce pas d’avoir rĂ©ussi Ă  imposer superbement la logique folle » de cette nouvelle, de cette autre image dressĂ©e contre la mĂ©diocritĂ© et la bĂȘtise d’un monde dont, aujourd’hui encore, nous savons si peu, pour ne pas dire que nous n’en savons rien. Oui, je suis convaincu que Matisse et Picasso dialoguent. » Matisse, Nu couchĂ©, 1907. Picasso, La femme couchĂ©e, 1938 [7]. Oui, je suis convaincu que Matisse et Picasso dialoguent. Et pour bien connaĂźtre ce qu’il en est de ce dialogue, on pourrait non seulement comme Picasso le suggĂ©ra Ă  Pierre Daix mettre cĂŽte Ă  cĂŽte les oeuvres rĂ©alisĂ©es par l’un et l’autre en ces annĂ©es 1906-1907, mais encore l’ensemble des deux oeuvres. L’histoire elle-mĂȘme nous y invite qui, Ă  partir de 1906-1907, va plus ou moins rĂ©guliĂšrement, plus ou moins Ă©pisodiquement faire se rencontrer les deux hommes et les deux oeuvres. En 1918, Matisse et Picasso exposeront ensemble chez Paul Guillaume, avec une prĂ©face du mĂȘme Apollinaire. En 1919, l’exposition des aquarelles de Picasso chez Paul Rosenberg incite Pierre Daix Ă  souligner une fois de plus l’enseignement que les deux artistes tirent l’un de l’autre La ressemblance avec le thĂšme de la fenĂȘtre ouverte, si fort chez Matisse depuis son installation Ă  Nice, ne pouvait ĂȘtre tenue pour fortuite », Ă©crit Pierre Daix Ă  propos de cette exposition d’aquarelles, et il ajoute Picasso avait pu voir des toiles de son aĂźnĂ© chez Paul Guillaume ou chez Bernheim-Jeune au dĂ©but de l’annĂ©e et y trouver l’incitation supplĂ©mentaire Ă  sortir de ses propres limites. » Si les rapports entre les deux hommes et les deux oeuvres semblent plus distendus entre 1919 et 1930, ce n’en est pas moins immĂ©diatement Ă  Matisse que pense la critique lorsque Picasso travaille toute une saison Ă  rĂ©aliser des sculptures dont la Femme couchĂ©e reprend, nous dit Pierre Daix, les formes fluides venues abondamment dans la peinture, et en mĂȘme temps souligne une rĂ©fĂ©rence quasi directe Ă  la sculpture de Matisse, Ă  ce Nu couchĂ© de 1907 que Picasso avait remarquĂ©... Justement, en 1929-1930 Matisse Ă©tait revenu Ă  la sculpture. Les contacts entre eux Ă©taient restĂ©s assez Ă©troits pour que Picasso soit au courant ». Ces contacts au demeurant ne cesseront pas et les artistes eux-mĂȘmes, comme leurs contemporains, nous en laissent un certain nombre de tĂ©moignages. La rencontre en 1940, telle que je l’ai citĂ©e, Ă  partir de ce qu’en rapporte Matisse dans une lettre Ă  son fils Pierre, manifeste clairement l’estime dans laquelle se tenaient les deux artistes ; et l’on peut ajouter que quoi qu’il arrive cette estime ne se dĂ©mentira jamais. En 1944, c’est sur l’initiative de Picasso qu’une toile de Matisse figure au Salon de la LibĂ©ration. En 1945, Matisse et Picasso se retrouveront Ă  nouveau cĂŽte Ă  cĂŽte Ă  la fois au Salon d’Automne de Paris et au Victoria and Albert Museum Ă  Londres. Si, lors de la rĂ©trospective de Matisse au musĂ©e d’Art moderne de Paris en 1949, on sait que Picasso demanda de visiter l’exposition la veille du vernissage, une anecdote rapportĂ©e par Pierre Cabanne nous prĂ©sente Matisse dĂ©couvert par M. de la SouchĂšre dans les salles Picasso du musĂ©e d’Antibes, prenant des croquis de la Joie de vivre. Et si la chapelle de Vence semble un moment les diviser, n’est-elle pas d’une certaine façon Ă  l’origine du Temple de la Paix de Picasso Ă  Valauris. Françoise Gilot a conservĂ© cet Ă©change de propos entre les deux peintres Mais pourquoi faites-vous ces choses-lĂ  ? rĂ©pĂ©ta Picasso Ă  Matisse. Je serais d’accord si vous Ă©tiez croyant. Dans le cas contraire je pense que vous n’en avez moralement pas le droit ! » Pour moi, rĂ©torqua Matisse, tout cela est essentiellement une Ɠuvre d’art. Je mĂ©dite et me pĂ©nĂštre de ce que j’entreprends. Je ne sais pas si j’ai ou non la foi. Peut-ĂȘtre suis-je plutĂŽt bouddhiste. L’essentiel est de travailler dans un Ă©tat proche de la priĂšre. » La dispute entre les deux hommes, Ă  propos de la chapelle de Vence, est incontestablement riche d’enseignement sur ce qui fondamentalement les sĂ©pare, et plus profondĂ©ment encore les unit. Le malentendu quant Ă  l’attitude humaine semble total, et pourtant n’est-il pas totalement transcendĂ© dans le sentiment qu’ils ont l’un et l’autre d’un art oĂč, superbement au-delĂ  des idĂ©es, ils se retrouvent. Matisse dira Picasso Ă©tait furieux que je fasse une Ă©glise. "Pourquoi est-ce que vous ne feriez pas plutĂŽt un marchĂ© ? Vous y peindriez des fruits, des lĂ©gumes." Mais je m’en fiche pas mal j’ai des verts plus verts que les poires et des oranges plus orange que les citrouilles. Alors Ă  quoi bon ? Il Ă©tait furieux !... Je lui ai dit, Ă  Picasso "Oui, je fais ma priĂšre, et vous aussi, et vous le savez bien, quand tout va mal nous nous jetons dans la priĂšre pour retrouver le climat de notre premiĂšre communion. Et vous le faites aussi." Il n’a pas dit non. » Le dĂ©bat, ce dernier dĂ©bat entre les deux grands artistes, dĂ©borde largement les idĂ©es qui s’y expriment. Matisse ne nous le signale-t-il pas lorsqu’il Ă©voque justement Ă  ce propos le rapport qu’il entretient avec la couleur j’ai des verts plus verts... et des oranges plus orange... ». C’est bien prĂ©cisĂ©ment parce que le dĂ©bat excĂšde la mesure et la vĂ©rification de nature, oĂč viennent communĂ©ment se fixer les couleurs et les idĂ©es, et qu’il implique, dans la rĂ©alisation oĂč se trouve alors engagĂ© Matisse, la dimension surnaturelle de leur art qu’une fois de plus les deux peintres s’y cĂŽtoient, s’y opposent et s’y retrouvent. Matisse meurt le 3 novembre 1954, et Picasso qui, au dire de ses amis, rĂ©pĂšte souvent Au fond, il n’y a que Matisse... », abandonne lui aussi Ă  sa façon le siĂšcle et se tourne vers d’autres sont dĂ©sormais les grands maĂźtres du passĂ© qui vont partager la contemporanĂ©itĂ©, la gloire et le monologue de ce grand maĂźtre du XXe siĂšcle. Courbet et Greco, dĂ©jĂ  en 1950, ensuite, plus prĂ©cipitamment semble-t-il, Delacroix en 1955 les Femmes d’Alger, Rembrandt en 1956, VĂ©lasquez en 1957, Murillo en 1959, Manet en 1960-1970, participent dorĂ©navant Ă  travers Picasso au grand tribunal de la modernitĂ©, telle qu’incontestablement Ă  travers Matisse et Picasso, Ă  travers le Français et l’Espagnol, elle convoque dĂ©sormais pour nous aujourd’hui l’ensemble de notre histoire. Marcelin Pleynet, Tel Quel 87, 1981. Matisse dans la Chapelle de Vence. La Vierge et l’Enfant. Dessin pour la façade la chapelle. Encre et gouache sur papier, 1951. MusĂ©e Matisse, Le Cateau-CambrĂ©sis. Photo 4 janvier 2018. Zoom cliquez l’image. Picasso, Le Temple de la paix. 1. La guerre. Picasso, Le Temple de la paix. 2. La paix. * Les articles sur Matisse et sur Picasso sont trĂšs nombreux dans les livres de Pleynet. Signalons le dernier essai en date Essais et confĂ©rences, 1987-1998 les Ă©ditons Beaux-arts de Paris, 2012. En mai 2007, Marcelin Pleynet prononça deux confĂ©rences Ă  Banja Luka Bosnie-HerzĂ©govine, la premiĂšre portait sur Matisse et Picasso », la seconde sur CĂ©zanne ». Ces confĂ©rences furent suivies d’une discussion, dont voici la video en bas de page. Sur Pileface, voir plus spĂ©cifiquement Matisse/Picasso Ă  la lumiĂšre de L’Éclaircie Matisse d’autres points de vue Matisse, L’invitation au voyage Picasso by night by Sollers Picasso et les femmes * CORRIGESUJET 7 : L'AUTOMNE A VERSAILLES. Pour cet exercice, 3 difficultĂ©s : La vĂ©gĂ©tation, la construction du temple, les reflets dans l'eau LE MODELE. ANALYSE DU SUJET : Avant de commencer le dessin d'un modĂšle, il faut prendre le temps de regarder son modĂšle et rĂ©flĂ©chir Ă  la composition du sujet sur son support. 17 Sep PubliĂ© par Gege95cyclo - CatĂ©gories Les rallyes, Sorties UVT, Vexin, Auvers-sur-Oise, Lavoirs, Les Peintres Dimanche 17 septembre, 104 km, 970D+ en 5h35 Oh que ça fait tĂŽt 5h quand le rĂ©veil sonne, mais c'est bien ce qu'il me faut si je veux ĂȘtre Ă  l'heure que je me suis fixĂ©e Ă  Auvers. Hier temps de chien, mais un Ɠil Ă  la mĂ©tĂ©o me fait espĂ©rer un temps clĂ©ment pour ce matin, et effectivement, un regard par la fenĂȘtre me le confirme, bien frais, mais sec. De toutes maniĂšres, mĂȘme sous la pluie j'y serais allĂ©, peut-ĂȘtre pour moins long, mais je n'annulerais pas une sortie officielle pour cause de pluie, les bĂ©nĂ©voles y sont bien eux. Direction donc Auvers oĂč j'arrive Ă  7h pour m'inscrire, et je ne suis pas le premier... sauf que les autres ont encore le vĂ©lo dans le coffre de la voiture, ce sont des cyclos de Marly. ça fait drĂŽle ce parc encore vide dans la nuit aux inscriptions un petit cafĂ© ? 4 parcours sont proposĂ©s, j'hĂ©site entre le 90 et le 110, mais vraiment je crois que le grand me ferait rentrer trop tard, ce sera donc le 90. Le temps d'un cafĂ©, gĂąteau, causette, et me voilĂ  parti, encore dans la pĂ©nombre, gilet fluo et Ă©clairage de rigueur, et vu le frais le gilet n'est pas de trop. 8° Ă©taient affichĂ©s lorsque je suis passĂ© Ă  Bessancourt, alors ici au bord de l'Oise il doit bien faire 6 ou chose Ă  faire , ne pas tenir compte du flĂ©chage, impeccable pourtant, mais quand on sait oĂč l'on va... et bien on se trompe, et du coup on escamote la premiĂšre cĂŽte, sans regret du coup, non pour la cĂŽte, mais pour la descente qui s'en serait suivie, dans le froid et le jour encore en pĂ©riode de rĂ©veil. Je file directement sur Arronville via Nesles, et apparemment je ne suis pas le seul Ă  commettre l'erreur. Qui ne sera pas la vingt kilomĂštres et dĂ©jĂ  le ravitaillement... Un cyclo prĂ©sent confirme qu'on lui a annoncĂ© des ravitos toutes les vingt bornes. Occasion de reprendre un cafĂ©. Table bien pleine Ă  l'aller Un seul participant est passĂ© avant, nous informent les bĂ©nĂ©voles qui attendent dans la fraĂźcheur. Ils ne vont pas attendre trop longtemps, Ă  peine les franconvillois et moi-mĂȘme enfourchons nous nos vĂ©los qu'un groupe arrive. Il s'agit de ceux de repart vite en alternance de montĂ©es et de faux-plats montant, terrain de jeu bien connu des cycliste de notre coin, comme dit un des franconvillois, en effet Berville, HĂ©nonville, Ivry-le-Temple sont des endroits qui nous voient rĂ©guliĂšrement, Ă  plus forte raison pour les tabernaciens, le prochain contrĂŽle au DĂ©luge l'ayant Ă©tĂ© aussi sur les derniĂšres tabernaciennes , parfois avec quelques diffĂ©rences dans le tracĂ©, qui permettent de traverser un village connu d'une autre maniĂšre, d'y porter une autre parlant des Tabernaciens, ils m'on doublĂ©s telle un essaim pĂ©dalant prĂšs d'HĂ©nnonville , ayant incorporĂ© dans leur groupe de costauds une nouvelle recrue fĂ©minine... forte la demoiselle. Lavoir de Blequencourt Ressons-L'Abbaye Ravito du DĂ©luge Je repars du DĂ©luge lorsque arrivent les FrĂ©pillonais et 2 autre UVT... ils ne tarderont pas Ă  me doubler, dans la cĂŽte de CrĂšvecoeur... n'aurait-elle pas donnĂ© son nom au village ? Faillit aller Ă  la gamelle dans une Ă©pingle, arrivant sur la plaque, je me retrouve scotchĂ©... juste le temps de dĂ©clipser avant la perte d'Ă©quilibre. Elle grimpe bien celle-lĂ , pas longue, mais m'a bien surpris. La rĂ©compense ne va pas tarder, une fois passĂ© Andeville, une longue descente jusque Esches que je fais en compagnie d'un gars de Franconville. Il n'y a pas Ă  dire les maillots club, c'est quand mĂȘme plus sympa que les anonymes, ça raconte dĂ©jĂ  une histoire... un peu comme les dĂ©partements sur les plaques d'immatriculation, mais ça c'Ă©tait avant. VoilĂ  ceux de Cergy, dont un tandem qui arrivent, et c'est avec eux que nous rejoignons Amblainville, par des routes diffĂ©rentes.... les premiers loupent la flĂšche qui dit de tourner Ă  gauche, d'autres n'arrivent pas par l'Ă©glise mais par le sens interdit... mais tous les chemins mĂšnent au mĂȘme endroit, la direction d'Arronville pour notre second passage Arronville au retour, les tables un peu plus vides, les bĂ©nĂ©voles un peu plus rĂ©chauffĂ©s On est presque arrivĂ©, le ravitaillement sera bref, un peu de chocolat, des dattes, du pain d'Ă©pice, et en route. Il faut grimper pour quitter Arronville, puis ensuite aprĂšs Theuville, traversĂ© en descente, il faut regrimper pour Rhus, puis encore pour Epiais-Rhus. avant que de n'avoir plus que de la descente jusque Auvers, non sans oublier de faire la derniĂšre erreur du jour en passant par HĂ©rouville au lieu d'Ennery, amis bon lç, je n'escamote pas de cĂŽte. Et me voilĂ  dĂ©jĂ  de retour Ă  Auvers Un casse-croĂ»te bien mĂ©ritĂ© Seulement 305 participants, et lĂ  je peux le dire ceux qui ont eu peur de la mĂ©tĂ©o ont eu bien tort. Une superbe matinĂ©e, fraĂźche, mais sĂšche, sans vent, et un lĂ©ger soleil, ainsi qu'un trĂšs beau circuit. Plus qu'Ă  prendre la route du retour, avec comme derniĂšre difficultĂ©, qui aujourd'hui n'en est pas une, la cĂŽte de Mery.

Lautomne est arrivĂ©, exhibant son emblĂšme. L'automne est revenu, c'est la saison que j'aime. Celle des Ă©crivains, des poĂštes et des peintres. Avec Novembre gris, le mois qui m'a vu naĂźtre. Saison des ĂȘtres chers que l'on a vu mourir. Qui restent dans nos cƓurs avec les souvenirs. Lorsque les feuilles tombent ainsi au grĂ© du vent

Le cirque des artistes peintres Karel Appel Karel Appel Amsterdam clown 1978 Karel Appel Clown et Ă©lĂ©phant Karel Appel ElĂ©phant dansant Karel Appel Flower clown Karel Appel Jumping dog Karel Appel Le clown aux larmes d'or ALBERT BLOCH Albert Bloch March of the Clowns Bernard Buffet Bernard Buffet Clown tirant la langue Bernard Buffet Les clowns musiciens Fernando Botero Alexander Calder Marc Chagall Chagall Le cirque bleu Robert Combas Robert COMBAS, Hommage Ă  Henri To Loose, 1995 GeneviĂšve Peyrade Fernand LĂ©ger Fernand LĂ©ger La grande parade Fernand LĂ©ger Le chien sur la boule 1953 Fernand LĂ©ger Les acrobates en gris Fernand LĂ©ger, planche lithographique de l’album Cirque, 1950 Henri Matisse Francis Picabia Francis Picabia Dresseur d'Animaux 1937 Pablo Picasso Pablo Picasso Femme acrobate 1930 Pablo Picasso L'acrobate 1930 Pablo Picasso L'acrobate bleu 1929 Pablo Picasso Paul en arlequin Pierre-Auguste Renoir Pierre-Auguste Renoir 1879 Jongleuses au cirque Fernando Pierre-Auguste Renoir, Clown au cirque 1868 Georges Rouault Georges Rouault Duo dit aussi les deux frangins vers 1948 Georges Rouault Clown assis Cirque de l'Ă©toile filante 1932 Georges Rouault Pierrot 1953 Hugo Scheiber Hugo Scheiber Circus 1925 Hugo Scheiber, Clown Hugo Scheiber Four clowns 1930 Georges Seurat Gustave De Smet Gustave de Smet Le cirque James Tissot James Tissot L'amateur de cirque 1885 Henri de Toulouse-Lautrec Henri de Toulouse-Lautrec Au cirque Fernando, l'Ă©cuyĂšre 1888 Si vous connaissez d'autres Ɠuvres, n'hĂ©sitez pas, je suis preneuse! C'est pour mon projet CIRQUE Ă  l'Ă©cole. C'est ma source d'inspiration pour les productions plastiques avec les loupiots. Puis j'aime leur montrer de belles images! ICI, vous retrouvez toutes mes compilations de tableaux. ICI, vous retrouvez tous mes bidouillages d'Ă©cole et mon PROJET CIRQUE.

AParis, le musée Marmottan-Monet présente à partir du 17 juin et jusqu'au 26 septembre une exposition sur "Monet et l'abstraction", mettant en regard des tableaux de Monet (1840-1926) avec des
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Sauzon- Le regard des peintres par Henri Belbéoch aux éditions Editions Palantines. Le regard des peintres
24 heures» tire le portrait de ces crĂ©ateurs, musiciens, professionnels de la scĂšne, programmateurs
 qui vont faire rayonner la culture du 11h27Mis Ă  jour 14h19BĂ©nĂ©dictePoussez la porte et entrez donc vous installer, le rideau s’est levĂ©!Qui sont les 100 qui feront la culture, cet automne, en terre vaudoise? Tenter d’y rĂ©pondre s’est avĂ©rĂ© stimulant et passionnant. Frustrant, parfois. Urgent, surtout! AprĂšs de longs mois durant lesquels les artistes se sont retrouvĂ©s rĂ©duits au silence ou stoppĂ©s dans leurs Ă©lans, aprĂšs l’enchaĂźnement des fermetures qui ont forcĂ© le public Ă  rester plus ou moins Ă©loignĂ© des théùtres, salles de concert, lieux d’exposition et cinĂ©mas, nous avons choisi d’imaginer un cahier spĂ©cial qui traverse les forces crĂ©atives du canton. De Lausanne Ă  Yverdon, de Nyon Ă  Aigle.Parlons talents et imaginations, rĂ©activons la curiositĂ© et le plaisir!»Ces quatorze pages se veulent un reflet du foisonnement artistique qui a rejailli un peu partout. Il ne sera question, ici, ni d’enjeux politiques ni de combats idĂ©ologiques. Parlons talents et imaginations, rĂ©activons la curiositĂ© et le plaisir! Savourons la rĂ©jouissance qu’il y a Ă  se laisser surprendre par une nouvelle crĂ©ation qui fusionne les Ă©nergies d’une bande de saltimbanques. Retrouvons ce bonheur qu’il y a Ă  communier autour d’un mĂȘme objet je craignais que le plaisir se soit Ă©moussĂ© au fil de la pandĂ©mie. Pour moi comme pour beaucoup. M’écharper, il y a quelques jours, avec des amis pour savoir si le film Dune» mĂ©ritait ou non des louanges m’a excitĂ©. Observer le regard captivĂ© des spectateurs, masques tombĂ©s et assis en cercle, quand ils dĂ©couvraient, mercredi, la nouvelle piĂšce chorĂ©graphique de Philippe Saire, m’a rassurĂ©. Sentir, le lendemain, la joie communicative du public venu Ă©couter Renaud Capuçon et les musiciens de l’OCL, Ă  nouveau autorisĂ©s Ă  faire salle comble, m’a soufflĂ©. C’est sĂ»r, le plaisir est toujours est donc venu le temps de fĂȘter nos artistes. D’ici ou d’ailleurs. En choisir 100 n’a pas Ă©tĂ© Ă©vident. La sĂ©lection devait se limiter Ă  ceux qui ont une actualitĂ© avant la fin de l’annĂ©e. Avouons-le d’emblĂ©e le chiffre est symbolique. Il en figure bien plus que cela dans notre cahier spĂ©cial. Car chaque talent qui se retrouve en haut de l’affiche le doit Ă  des hommes et des femmes qui l’accompagnent dans l’ombre, Ă  des collĂšgues avec qui il partage les feux de la rampe. Qu’à cela ne tienne. Nous avons donc choisi de mettre Ă  l’honneur ces chanteurs, musiciens, comĂ©diens, humoristes, metteurs en scĂšne, danseurs, plasticiens, Ă©crivains, programmateurs, producteurs
 qui vont faire buzzer l’automne culturel vaudois. Celles et ceux qui – au-delĂ  des chapelles esthĂ©tiques et dans toutes les disciplines – nous impressionnent par leur parcours, par leur rayonnement et leur rĂ©ussite, par leur force d’innovation, par le succĂšs qu’ils engrangent auprĂšs du public ou, tout simplement, par leur motivation Ă  se faire une place sous les projecteurs. Finalement, c’est une passionnante et trĂšs subjective cartographie de la scĂšne romande qui se dessine. Un arrĂȘt sur image qui fait la nique Ă  la pandĂ©mie. Et nous rappelle que l’heure de la rentrĂ©e culturelle a bel et bien sonnĂ©!Notre dossier spĂ©cialDix artistes portĂ©s par le succĂšs, dix carriĂšres qui forcent le respectSous les feux de la rampe, dans leur studio ou leur atelier, ces crĂ©ateurs tissent un parcours qui leur vaut une reconnaissance publique ou critique loin Ă  la ronde. et expositionsLausanne, le 31 aoĂ»t 2021. Les artistes Manuel MĂŒller et sa fille Gilda MĂŒller dans l’atelier de Manuel Ă  SĂ©beillon. Ils exposent ensemble Ă  MeylanQuatre MĂŒller se sont fait un prĂ©nom d’artiste Les liens de l’art unissent aussi Robert, le sculpteur, Miriam, la crĂ©atrice de bijoux, Manuel, facteur d’icĂŽnes», et Gilda, dessinatrice. Une histoire qui s’expose et se raconte, belle!Les eaux nomades» de Catherine Bolle inondent de sens La plasticienne vernit sa premiĂšre exposition chez Fabienne Levy. Histoire d’une rencontre entre deux Lausannoises dĂ©fendant l’art dans leur peintres et photographes Ă  dĂ©couvrir cet automne Une sĂ©lection d’expositions et d’évĂ©nements au programme jusqu’à la fin de l’ et danse, spectacles musicaux, humour et jeunesseEt j’ai criĂ© Aline
Thierry Romanens et Format A3Mercedes RiedyLes salles de spectacle ouvrent leurs rideaux Foisonnant, le menu des scĂšnes vaudoises promet un automne riche en dĂ©couvertes. De quoi oublier la longue fermeture des théùtres. DĂ©couvrez 11 personnalitĂ©s qui dĂ©fendent haut leur art et une sĂ©lection de douze spectacles Ă  ne pas et musique l’automne sera festif ComĂ©dies musicales, spectacles musicaux et propositions jeune public Ă©gaieront la le 10 septembre 2021. Nathalie Devantay, humoriste, chez elle. 24 heures/Odile MeylanNathalie Devantay ne connaĂźt pas la crise Notre rencontre avec l’humoriste qui lance un nouveau spectacle tout en jouant dans la Revue vaudoise et en projetant une nouvelle sĂ©rie de ses soirĂ©es Humour et Terroir chez les vos zygomatiques! Wiesel, Rollmann, Auer & Veillon, Bersinger, Karin Ce
Les humoristes dĂ©goupillent leurs vannes sur les scĂšnes vaudoises. Avant-goĂ»t et sĂ©lection de 13 spectacles incontournables cet Recrosio ou l’ñge de raison, presque ScĂ©nariste, directeur, comĂ©dien, papa
 Le Veveysan d’adoption entame une saison aux multiples casquettes, lui qui a un large Aymon , JĂ©rĂ©mie Kisling et Matthieu Gafsou. Patrick MartinQuelques beaux humains pour porter aux nues Marc Aymon. Sur la musique de JĂ©rĂ©mie Kisling et les photos de Mathieu Gafsou, le chanteur prend son envol. Des notes et des D! Club a 25 ans et Les Docks font le plein de concerts. La salle lausannoise s’offre un automne chargĂ© pour cĂ©lĂ©brer un quart de siĂšcle entre electro, hip-hop et fiesta pendant que Les Docks libĂšrent leur Vallon toujours dans le vent tonifiant Portrait du pianiste originaire d’ l’EVL et le Sinfonietta clĂšbrent leur anniversaire, cette saison. L’Ensemble vocal de Lausanne de Pierre-Fabien Roubaty et le Sinfonietta de David Reiland cĂ©lĂšbrent les 60 ans de l’un et les 40 ans de l’autre Ă  un tournant de leur histoire. Rencontre avec les deux chefs David Reiland et Pierre-Fabien Roubaty. CinĂ©maL’affiche de la Nuit du court mĂ©trage 2021DRCinĂ©-Festival a survĂ©cu au scĂ©nario catastrophe. Cet automne, CinĂ©toile Malley fĂȘte ses 20 ans et son rendez-vous d’avant-premiĂšres vivra sa 24e Ă©dition du 2 au 7 novembre. Rencontre Jean-Daniel Cattaneo et Fabrice Gevisier qui dirigent le multiplex de l’Ouest rendez-vous du cinĂ©ma romand cet automne. Des fondus de cinĂ©ma qui s’activent Ă  le dĂ©fendre, ça ne manque pas dans le canton. Au menu courts mĂ©trages, comĂ©dies, documentaires, cinĂ©ma underground
 Notre sĂ©lection de festivals et nuits et littĂ©raturePajak, Pellegrino, Delay
 TĂȘtes d’affiche de l’automne littĂ©raire Que nous rĂ©serve la rentrĂ©e? Quelques Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse avec des auteurs attendus au Cordonier est chef de la rubrique Culture et Magazines depuis 2017. FormĂ© au sein de la rubrique locale puis chargĂ© de l’actualitĂ© politique lausannoise, il a codirigĂ© la rubrique Vaud et RĂ©gions de 2010 Ă  2013. En 2010, il a Ă©tĂ© nominĂ© au Prix Suisse du d'infosVous avez trouvĂ© une erreur?Merci de nous la signaler. Àl’aube de la Grande Guerre, le cubisme est prĂ©sent dans les Salons parisiens au travers des envois d’Albert Gleizes, Jean Metzinger, AndrĂ© Lhote et Roger de La Fresnaye. Ces quatre peintres furent souvent considĂ©rĂ©s comme les cubistes dits français, par opposition aux cubistes espagnols. Depuis 1912, leur prĂ©sence aux Salons d’Automne et des Artistes indĂ©pendants a

Quelques gondoles passent dans l'eau calme du bassin Saint-Marc, la rident Ă  peine. Un garçon en chemise, assis dans le fond d'une barque, laisse tremper sa main tandis qu'au second plan, sur le mĂŽle, on devine le frĂ©missement de la ville. Dans le ciel transparent se dĂ©coupent la façade du palais des Doges et le campanile de la basilique. Le regard tour Ă  tour se perd dans les Ă©tendues de bleu et s'accroche au luxe des dĂ©tails de la rive. Le mĂŽle vu du bassin Saint-Marc est l'une des trĂšs nombreuses vedute vues de Venise par Canaletto. "La lumiĂšre ici est Ă  la fois trĂšs Ă©motionnelle et trĂšs rĂ©elle", souligne Annalisa Scarpa, spĂ©cialiste de la peinture vĂ©nitienne du XVIIIe siĂšcle et commissaire de l'exposition "Canaletto Ă  Venise" au musĂ©e Maillol. "Il y a des jours comme cela Ă  Venise, surtout aprĂšs la pluie, oĂč l'on croirait que le ciel et la ville ont Ă©tĂ© nettoyĂ©s Ă  grande eau." Le visage toujours changeant et toujours sidĂ©rant de la Venise des peintres "vĂ©dutistes" est pour la premiĂšre fois Ă  l'honneur Ă  Paris, Ă  travers deux belles expositions. À celle que le musĂ©e Maillol consacre exclusivement Ă  Canaletto, premier grand maĂźtre du genre, s'ajoute celle du musĂ©e Jacquemart-AndrĂ© oĂč l'artiste est confrontĂ© Ă  quelques-uns de ses rivaux et en particulier Ă  Guardi - dont la SĂ©rĂ©nissime fĂȘte, cet automne, le 300e anniversaire de la naissance et qui parvint Ă  supplanter Canaletto dans le coeur des amateurs de vedute vĂ©nitiennes. Qui Ă©taient-ils, ces amateurs ? Des Anglais pour beaucoup, des Russes aussi, des Allemands, quelques Français, issus de l'aristocratie ou de la grande bourgeoisie, partis dĂ©couvrir Naples, Rome, Florence, Venise dans leur "grand tour d'Italie" et dĂ©sireux d'en conserver une image. Ce sera le mĂŽle du bassin Saint-Marc, des ruelles et des palais, la lagune et le pont du Rialto tantĂŽt sous des ciels bas, tantĂŽt dans le soleil, tantĂŽt disparaissant au milieu des brumes. Canaletto Antonio Canal, dit, vue du bassin de San Marco de la pointe de la Douane. Huile sur toile. Milan, Pinacoteca di Brera. © Su concessione del Ministero per i Beni e le AttivitĂ  Culturali. Chambre noire Le pĂšre du genre, pourtant, n'est pas italien. Gaspar Van Wittel, rebaptisĂ© Gaspare Vanvitelli, est hollandais d'origine. "Sa Vue du mĂŽle, Ă©crit BoĆŒena Anna Kowalczyk, commissaire de l'exposition du musĂ©e Jacquemart-AndrĂ©, montre dĂ©jĂ  plusieurs caractĂ©ristiques destinĂ©es Ă  devenir plus tard l'apanage des peintres vĂ©nitiens la construction prĂ©cise de la perspective, qui n'exclut cependant pas une savante capacitĂ© Ă  l'adapter aux exigences de l'imagination ; la luminositĂ© limpide et la transparence des couleurs ; l'attention accordĂ©e Ă  la vie quotidienne de la ville, avec ses embarcations remplies de marchandises et ses figures de rameurs observĂ©es d'aprĂšs nature ; l'utilisation de pointes de rouge afin de guider l'oeil du spectateur." Cette technique influence directement Luca Carlevarijs, d'abord connu comme architecte et mathĂ©maticien, mais qui fut prĂ©curseur dans le "marchĂ©" des vedute Ă  destination des bourgeois du Grand Tour et ouvrit la voie Ă  Canaletto. Ce dernier fait ses armes dans l'atelier de son pĂšre, dĂ©corateur de théùtre. Ses premiers tableaux s'en ressentent, oĂč priment les effets de mise en scĂšne. Rapidement, pourtant, il exerce son oeil dans une direction nouvelle. Le spectateur dĂ©couvre, Ă  Maillol, son utilisation de la camera obscura pour reproduire une vue avec exactitude et, en en accolant plusieurs, obtenir l'Ă©quivalent d'un "grand angle" en photographie. Est notamment exposĂ© le carnet de croquis du peintre, un vĂ©ritable trĂ©sor que le spectateur peut feuilleter dans sa version numĂ©rique pour comprendre comment peu Ă  peu le maĂźtre composait ses vedute. "Nous avons voulu battre en brĂšche deux prĂ©jugĂ©s sur Canaletto il aurait peint toujours les mĂȘmes choses et il serait avant tout un topographe, attachĂ© Ă  la seule prĂ©cision du rendu des paysages", explique Patrizia Nitti, directrice du musĂ©e Maillol. Canaletto ne se contente jamais, en effet, du dessin obtenu grĂące Ă  la chambre noire, mais multiplie, explique Annalisa Scarpa, les "licences poĂ©tiques" et les distorsions qui rendent ses vedute "vraisemblables". Filiation Guardi ira plus loin encore. De quinze ans le cadet de Canaletto, nĂ© dans une famille de peintres, il lui emboĂźte le pas vers ses quarante ans, et manifeste pour lui "une vĂ©ritable admiration, note BoĆŒena Anna Kowalczyk, au-delĂ  mĂȘme de l'intĂ©rĂȘt commercial qu'il avait Ă  s'inscrire dans son sillage". Un dialogue s'engage entre les deux peintres, oĂč Guardi "mise d'emblĂ©e sur l'effet atmosphĂ©rique, entre l'eau et le ciel". Il prĂ©fĂšre au rendu des architectures l'Ă©tude des embarcations, manifeste une libertĂ© et une sensibilitĂ© accrues. "Dans ses dix derniĂšres annĂ©es, note la spĂ©cialiste, Guardi sublima les exigences du rococo ; il atteignit une libertĂ© de gĂ©nie et d'imagination qui se manifeste dans sa formulation des espaces, de plus en plus illusoires, dans sa luminositĂ©, tantĂŽt argentĂ©e, tantĂŽt plus chaude, et dans sa touche de plus en plus synthĂ©tique, vibrante et rapide." L'exposition du musĂ©e Jacquemart-AndrĂ©, en confrontant les deux peintres, fait droit Ă  la complexitĂ© de leur filiation. Francesco Guardi, Le canal de Cannaregio, avec le Palazzo Surian Bellotto, l'ambassade de France. Huile sur toile. New York, The Frick Collection. The Frick Collection. , au musĂ©e Jacquemart-AndrĂ© jusqu'au 14 janvier 2013. , au musĂ©e Maillol jusqu'au 10 fĂ©vrier 2013. REGARDEZ. Étude d'une oeuvre de Francesco Guardi

AutomnedorĂ© (en russe : Đ—ĐŸĐ»ĐŸŃ‚Đ°Ń ĐŸŃĐ”ĐœŃŒ) est un tableau paysager du peintre russe Ilya Ostroukhov (1858—1929), rĂ©alisĂ© en 1886.Il est exposĂ© Ă  la galerie Tretiakov sous le n° d'inventaire 1467. Ses dimensions sont de 48,2 × 66,3 cm [1].L'idĂ©e de ce tableau est venue Ă  l'esprit d'Ostroukhov en 1885 [2], quand il vivait dans le domaine d'Abramtsevo, et le sujet est Ce week-end, le cercle Saint-Joseph accueillait la 12e Ă©dition du salon des peintres et sculpteurs, Ă©vĂ©nement organisĂ© par la municipalitĂ© sur le thĂšme de l’automne. La classe de violon de la Schola est venue samedi agrĂ©menter le vernissage, sous la conduite de Chantal Costarini, suivie de la petite fanfare At Home CuivrĂ© ». Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s PrĂšsd'une cinquantaine d'artistes, invitĂ©s de l'Ă©cole du Val-de-Marne, s'installent au Silo U1 de ChĂąteau-Thierry pour le Salon d'automne des peintres. ï»żAhn Hyun-Ju associations libresPour elle, l’art est comme un dialogue entre deux langues Ă©trangĂšres. Dans sa sĂ©rie Dripping, Ahn Hyun-Ju, qui travaille sur de larges plaques d’aluminium, associe la fameuse technique popularisĂ©e par Jackson Pollock Ă  celle du color-field painting. La dĂ©marche expĂ©rimentale de l’artiste sud-corĂ©enne fait se confronter l’aspect froid de son support avec le cĂŽtĂ© sensuel et rĂ©confortant de sa palette riche et vibrante. Ahn Hyun-Ju peint de maniĂšre automatique, laissant toujours une grande place Ă  l’alĂ©atoire et l’inattendu. TantĂŽt translucides, tantĂŽt opaques, les couleurs employĂ©es par l’artiste sont pour elle une forme d’exutoire. Un moteur sur le chemin menant Ă  la libertĂ©. voir toutes les imagesAhn Hyun-Ju, d0709–6, 2009iTechnique mixte sur aluminium ‱ 66 cm × 98 cm ‱ © ArtisticsLes mystĂšres de Ramon EnrichNi tout Ă  fait figurative ni tout Ă  fait abstraite, la peinture Ă©nigmatique de Ramon Enrich interpelle. Le peintre espagnol fait Ă©voluer ses pinceaux dans des paysages urbains silencieux, oĂč l’architecture, rĂ©duite Ă  des formes simples et gĂ©omĂ©triques, Ă©voque des scĂšnes dignes d’un roman de science-fiction. Dans cet entre-deux dĂ©concertant, l’artiste, diplĂŽmĂ© des Beaux-Arts de Barcelone et ancien assistant de Julian Schnabel, cherche Ă  laisser voir quelque chose de cachĂ©, permettre des connexions sans explications ». Hautement mĂ©ditative, sa peinture a sĂ©duit des artistes-collectionneurs tels que David Hockney, Norman Foster ou encore Donald Judd. voir toutes les imagesRamon Enrich, Dorp, 2020i30 cm × 24 cm ‱ Acrylique sur toileLes mĂ©ditations d’Elvire FerleSes Ɠuvres sont comme des fenĂȘtres ouvertes sur un monde intĂ©rieur, Ă  la fois vaste et reposant. NĂ©e en 1948, Elvire Ferle dĂ©ploie sur ses toiles d’imposantes formes gĂ©omĂ©triques colorĂ©es, qui Ă©voquent aussi bien l’horizon lointain que les profondeurs abyssales de l’ocĂ©an. En travaillant Ă  mĂȘme le sol selon le principe du all over », l’artiste accorde une importance particuliĂšre au geste, pilier de son processus crĂ©atif. Comme chez Rothko, la lumiĂšre est au cƓur des recherches d’Elvire Ferle, dont les toiles puissantes invitent au recueillement. voir toutes les imagesElvire Ferle, Sans Titre XXXIV, 2014iHuile sur toile libre ‱ 200 cm × 140 cm ‱ © ArtisticsL’invitation au voyage de Lumi MizutaniLa nature est omniprĂ©sente dans l’Ɠuvre dĂ©licate de Lumi Mizutani. L’artiste franco-japonaise s’inspire des techniques et motifs traditionnels chinois ou japonais et se plaĂźt Ă  rendre hommage aux panoramas millĂ©naires de l’archipel nippon, comme ceux de Higashiyama-ku Ă  Kyoto, ou encore de Ueno Ă  Tokyo. Des paysages sereins oĂč s’invite parfois, par petites touches, l’abstraction comme sur ce dyptique oĂč rayonne une lune bleue, qui se reflĂšte subtilement sur les fleurs d’un prunier. voir toutes les imagesLumi Mizutani, Pruniers Ă  la lune bleue, 2014–2016iEncre de chine, peinture chinoise, pigments japonais et feuilles d’argent sur cartons ‱ cm × cm ‱ © ArtisticsDoris Marten, magicienne des couleursOn ne sait oĂč donner de la tĂȘte et c’est normal ! Avec ses toiles-mirages, Doris Marten aime titiller notre perception. Avec sa sĂ©rie Layers » niveaux en français, la peintre allemande superpose des lignes plus ou moins Ă©paisses et des couleurs chatoyantes afin de crĂ©er l’illusion d’une tridimensionnalitĂ©. Sa palette est restreinte. L’artiste n’a en effet recours qu’à sept teintes et pourtant, lorsqu’elles sont juxtaposĂ©es, on a l’impression qu’elles sont beaucoup plus nombreuses. Un exemple ? Pour crĂ©er l’illusion du bleu, Doris Marten juxtapose du violet ainsi que du vert clair
 et le tour est jouĂ© ! voir toutes les imagesDoris Marten, Layer No51, 2017iEncre de Chine sur Alu-Dibond ‱ 80 cm × 200 cm ‱ © Artistics Sonbut essentiel est de dĂ©velopper le partage entre des artistes d'horizons diffĂ©rents et ceci dans la convivialitĂ©. C'est pour cela que vous trouverez dans ce blog des sculpteurs, des peintres, des photographes, des Ă©crivains. Ils sont lĂ  pour vous car sans vous ils ne sont rien. Leur art n'est qu'un regard dĂ©veloppĂ© par leur travail J’ai coupĂ© ma camomille Et taillĂ© mon romarin, En ce jour oĂč l’étĂ© s’éparpille, L’automne revient J’ai coupĂ© ma camomille, Avec tes gestes anciens, Des souvenirs de famille, L’automne revient Les framboisiers sont Ă©puisĂ©s, Plus d’abeilles dans le jardin, Seuls rĂ©sistent les pourpiers, L’automne revient TerminĂ© les fleurs de camomille, L’odeur de lavande mĂȘlĂ©e au romarin, L’étĂ© s’endort sous la charmille, L’automne revient. LAutomne. 45 x 34 cm. Huile sur toile. AnnotĂ© Ă  la plume au verso sur une Ă©tiquette sur le chĂąssis en haut Ă  droite N°27 /Automne /360. Provenance : ‱ France, collection particuliĂšre. Bibliographie : ‱ Luc Haesaerts, William Degouve de Nuncques, Cahiers de Belgique, Bruxelles, 1935. ‱ AndrĂ© de Ridder, William Degouve de
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Depuisles premiers jours du mois de novembre et jusqu’à ce prochain dimanche, c’est un trĂšs riche Salon d’automne, organisĂ© par l’Association des peintres et artistes chauraisiens et le Cl L’automne est lĂ , avec sa farandole de couleurs flamboyantes. Partout dans l’hĂ©misphĂšre Nord, les feuilles des arbres se parent de fantastiques tons rouge et or pour un Ă©phĂ©mĂšre incendie. Profitons de la saison magique, partons en voyage Ă  la recherche des plus belles couleurs de l’automne ! OĂč voir les teintes automnales, les feuilles mordorĂ©es, les forĂȘts orange et sang ? OĂč voir les couleurs d’automne ? J’ai demandĂ© Ă  d’autres blogueurs de voyage de partager avec moi leurs destinations et leurs plus belles photos des couleurs de saison. Et j’ai complĂ©tĂ© avec mes propres coups de cƓur, des souvenirs des voyages automnaux de ces derniĂšres annĂ©es. Vous le savez dĂ©jĂ , le QuĂ©bec est une destination prisĂ©e pour admirer les couleurs d’automne, et il sera abondamment reprĂ©sentĂ© – mais nous irons aussi dans les Alpes, au Japon, dans plusieurs villes europĂ©ennes, et ailleurs en AmĂ©rique du Nord, Ă  la recherche des plus beaux plaisirs visuels. Ne nous voilons pas la face, l’hiver approche, avec son cortĂšge de grippes, charentaises pas sexy, nez qui coulent, patates Ă  la crĂšme et ciels de craie, alors avant l’hibernation et la dĂ©prime, profitons du bouquet final que nous offrent les beaux jours moribonds les couleurs de l’automne ! Nous partons pour un tour du monde des forĂȘts embrasĂ©es par la saison. OĂč voir les couleurs d’automne, partout autour du globe ? Les couleurs du Nouveau Brunswick, par Audrey du blog Arpenter le chemin Couleurs d’automne en BaviĂšre. Couleurs d’extrĂȘme Orient l’automne au Japon Commençons cette sĂ©rie par une destination qu’on a plus souvent l’habitude de voir associĂ©e au printemps qu’à l’automne, le pays du soleil levant. Je ne pensais qu’aux cerisiers en fleurs
 mais maintenant, je pense aussi aux Ă©rables rougeoyants. Vue flamboyante sur le Mont Fuji Ă  Kawaguchiko, Japon Marine et Alex racontent Au pied du Mont Fuji au Japon se trouve le lac Kawaguchiko. Le meilleur moyen de le dĂ©couvrir est d’en parcourir la rive Ă  vĂ©lo. Le tour du lac est trĂšs prisĂ© au printemps pour la floraison des cerisiers roses. Mais beaucoup ne pensent pas qu’à l’automne les couleurs chaudes aux nuances de rouge et d’or des arbres le rendent encore plus magnifique, contrastant avec le franc bleu du ciel et la blancheur de la montagne. Si le paradis existe, Kawaguchiko au mois d’octobre en est trĂšs proche ! » Sublime photo du Mont Fuji par Marine et Alex. Retrouvez-les sur le blog What made you happy today Sublimes Ă©rables japonais Ă  Niigata Solange raconte Au Japon, la saison des cerisiers en fleurs au printemps est trĂšs cĂ©lĂšbre tout autour de la planĂšte et les curieux se prĂ©cipitent en avril pour pique-niquer sous les arbres. L’automne est une saison magique oĂč tout se transforme. Quand le chaud soleil d’aoĂ»t laisse la place Ă  plus de fraicheur, les arbres en profitent pour modifier leurs parures. Et les Japonais, grands amoureux de la Nature ne l’oublient pas. A partir de mi-octobre, les feuilles rougissent et les couleurs se multiplient pour le plaisir de tous. J’ai eu le bonheur de les admirer en novembre dernier quand l’automne rĂ©sistait Ă  l’avancĂ©e du froid, dans la rĂ©gion de Niigata, rĂ©gion principalement agricole. Les enceintes des chĂąteaux de samouraĂŻs s’ornent d’érables flamboyants dans lesquels jouent les Ă©cureuils. Les jardins japonais dont le calme et la sĂ©rĂ©nitĂ© n’est plus Ă  dĂ©montrer se parent de nouveaux atours. Mes yeux ne savaient plus oĂč se poser devant de telles merveilles. Les plans d’eau oĂč se reflĂšte la vĂ©gĂ©tation accentuent encore cette beautĂ©. Si vous souhaitez vous rendre dans cette rĂ©gion pour y admirer cette saison des couleurs, je vous conseille d’y sĂ©journer durant la seconde quinzaine d’octobre. Et profitez-en pour prendre le cĂ©lĂšbre Shikansen, le TGV local, qui vous y emmĂšnera trĂšs vite. » Belle estampe d’automne par Solange. Retrouvez l’automne Ă  Niigata sur le blog Seniors en Vadrouille Les couleurs d’automne en AmĂ©rique du Nord, Canada et USA A tout seigneur, tout honneur chacun pense Ă  l’AmĂ©rique du Nord quand il entend automne », aux forĂȘts du QuĂ©bec, de l’Ontario ou de l’Oregon. Voici les paysages automnaux mythiques. En gĂ©nĂ©ral, l’automne en AmĂ©rique du Nord est prĂ©coce, et les couleurs sont visibles fin septembre/dĂ©but octobre. Mais comme ces rĂ©cits le prouvent, de jolies surprises restent possibles plus tard, jusque dĂ©but novembre
 Le parc d’Oka dans les Laurentides, QuĂ©bec Marie et MichaĂ«l racontent Le Parc national d’Oka dans les Laurentides au QuĂ©bec est surtout connu pour sa plage. Pourtant, lors de notre visite en novembre dernier, on avait du mal Ă  l’imaginer bondĂ© de monde. Seuls les filets de volley-ball toujours debout tĂ©moignent de l’étĂ© qui venait de se terminer. En fait, cherchant Ă  fuir la grisaille de novembre, on s’était retrouvĂ© Ă  Oka dans l’espoir d’y apercevoir les derniĂšres couleurs d’automne. Le pari Ă©tait toutefois risquĂ©. Les couleurs d’automne Ă©tant Ă©phĂ©mĂšres, elles n’ont pas l’habitude de s’éterniser trop longtemps en novembre. On aurait trĂšs bien pu se heurter Ă  encore plus de gris ! Mais comme pour nous prouver qu’on avait eu tort de parler en mal de lui, novembre nous rĂ©servait une surprise. Plus belle que jamais, la forĂȘt avait revĂȘtu son habit d’or, celui qu’elle ne sort que quelques jours par annĂ©e. Partout, le vert avait fait place au jaune, nous donnant ainsi l’impression de pĂ©nĂ©trer une forĂȘt enchantĂ©e il ne manquait que les crĂ©atures magiques!. Au final, on a eu droit Ă  l’un des plus beaux tableaux automnaux qu’on ait vus Ă  ce jour. » Ambiance feutrĂ©e dans le parc d’Oka, par Entre 2 escales. Retrouvez le parc national d’Oka au QuĂ©bec sur le blog Entre 2 escales Admirer Portland en automne Eve raconte Comme c’est le cas un peu partout en AmĂ©rique du Nord, l’automne se dĂ©cline en diffĂ©rentes couleurs Ă  Portland. C’est dans cette ville du Maine que nous avons cĂ©lĂ©brĂ© l’Action de grĂące en famille l’an dernier. Avant d’entrer dans la grisaille de novembre et d’ĂȘtre dĂ©pouillĂ©s de leurs feuilles, les arbres affichaient des teintes allant du vert au rouge, en passant par le jaune et l’orangĂ©. Au sol, les feuilles mortes formaient un tapis colorĂ© que les enfants s’empressaient d’entasser ou de soulever dans les airs. La ville propose de nombreux parcs qui permettent de profiter des couleurs automnales en faisant d’agrĂ©ables promenades. Nous avons particuliĂšrement aimĂ© nous balader le long de la Eastern Promenade et sur les rives du parc Fort Williams, oĂč nous avons pu admirer le phare de Portland Head sous diffĂ©rents angles. MĂȘme en automne, les rues du vieux Portland demeurent animĂ©es. FlĂąner dans ce quartier permet de dĂ©couvrir diffĂ©rentes boutiques de vĂȘtements, d’art et d’artisanat. On y retrouve aussi de nombreux cafĂ©s, des pubs et des restaurants qui laissent Ă©chapper des odeurs allĂ©chantes. C’est l’endroit parfait pour dĂ©couvrir les spĂ©cialitĂ©s rĂ©confortantes du Maine, notamment le sandwich au homard Lobster roll et la chaudrĂ©e de palourdes clam chowder. Rien de tel pour se rĂ©chauffer et accueillir la fraĂźcheur automnale avec le sourire ! » Les couleurs du Maine et de l’Atlantique, par Nos racines sur 4 continents Retrouvez Portland en automne sur le blog Nos racines sur 4 continents L’automne au Nouveau-Brunswick Audrey raconte Quand on pense Ă  l’automne, le Canada arrive souvent en tĂȘte des destinations de rĂȘve, sur un fond de Joe Dassin. Si le QuĂ©bec et l’Ontario sont des superstars chez les chasseurs de feuilles flamboyantes, le Nouveau-Brunswick n’est pas en reste, loin de lĂ  nichĂ© contre le QuĂ©bec et le Maine, il bĂ©nĂ©ficie des mĂȘmes couleurs surnaturelles que ses prestigieux voisins, la foule en moins. Dans le sud, ma prĂ©fĂ©rence va Ă  la baie de Fundy, incontournable en cette saison entre les demoiselles coiffĂ©es de roux des rochers Hopewell et le parc national de Fundy, aux falaises Ăąpres version Technicolor. Dans la pĂ©ninsule acadienne, l’üle Miscou se couvre d’un tapis Ă©carlate quand ses tourbiĂšres prennent le virage de l’automne. Le long de la Miramichi, de la Restigouche et du fleuve Saint-Jean, les trois grands cours d’eau de la province, c’est l’heure des derniĂšres virĂ©es en canot parmi les reflets enflammĂ©s. Plus au nord, on dit que du haut du Mont Carleton, point culminant de la province, on voit dix millions d’arbres l’automne est l’occasion d’aller le vĂ©rifier, et je compte bien le faire cette annĂ©e. L’automne, c’est aussi la saison des activitĂ©s en famille, et chaque localitĂ© a son festival des rĂ©coltes, son labyrinthe de maĂŻs, son verger oĂč aller cueillir des pommes Ă  mĂȘme les arbres et ramasser les citrouilles Ă  la brouette
 La douceur de l’automne se cache aussi dans ces petites fĂȘtes villageoises, Ă  l’ombre des arbres multicolores, Ă©videmment ! Pour apprĂ©cier l’automne dans toute sa splendeur au Nouveau-Brunswick, mieux vaut venir entre la derniĂšre semaine de septembre et la premiĂšre quinzaine d’octobre.» Vue sur le Nouveau Brunswick, par Arpenter le chemin. Retrouvez l’automne au Nouveau-Brunswick sur le blog Arpenter le chemin Le Mont Saint Sauveur, QuĂ©bec AmĂ©lie raconte Le QuĂ©bec est bien connu pour ses belles couleurs d’automne et ce n’est pas pour rien. Si j’adore l’hiver pour les paysages enneigĂ©s et les activitĂ©s hivernales, j’apprĂ©cie encore plus l’étĂ© pour la chaleur et les festivals. Mais l’automne est sĂ»rement ma saison prĂ©fĂ©rĂ©e. J’ai l’impression de vivre dans un tableau impressionniste. Les couleurs vont du jaune au rouge en passant par l’orange et le vert. Je conseille Ă  tout le monde de faire un tour dans les Laurentides pour le “festival des couleurs”. Au programme, randonnĂ©es, chalet entre amis, camping pour les moins frileux, pĂȘche et pique-nique. C’est l’occasion d’en prendre plein la vue. Sur le Mont Saint Sauveur, par Ameloche Voyage. Retrouvez le Mont Saint Sauveur au QuĂ©bec sur le blog Ameloche Voyage VirĂ©e automnale en Ontario, Canada Vincent raconte On parle souvent du QuĂ©bec lorsqu’on aborde le Canada
 Mais plus rarement de l’Ontario. À environ une heure de Toronto, le nord de l’Ontario est pourtant l’endroit rĂȘvĂ© pour tous les amateurs de nature. On y trouve des rĂ©serves naturelles avec une centaine de cascades, des sentiers comme le Bruce Trail, des stations de ski de fond ou Ă  raquettes
 Autant dire qu’il y a de quoi se ressourcer dans les environs pendant toute l’annĂ©e ! En Ă©tĂ© comme en automne, j’adore partir camper pour le weekend ou mĂȘme pour une journĂ©e pique-nique et randonnĂ©e. La plupart des rĂ©serves naturelles au nord de l’Ontario offrent mĂȘme la possibilitĂ© de faire un feu dans des espaces rĂ©servĂ©s. Beaucoup viennent en famille ou entre amis pour organiser des barbecues en plein air
 Il faut dire que les couleurs de l’automne dans la rĂ©gion sont incroyables ! La vĂ©gĂ©tation est trĂšs diverse. Au pic de l’automne, vers la fin octobre les tempĂ©ratures sont encore douces, et toute une palette de couleurs du vert au rouge se cĂŽtoie sur quelques kilomĂštres ! L’annĂ©e derniĂšre, j’ai eu la chance de pouvoir photographier les magnifiques couleurs de la rĂ©serve de Hilton Falls. J’ai hĂąte d’y retourner dans quelques semaines avec ma famille ! L’Ontario est vraiment une destination surprenante en automne. J’espĂšre que mes quelques photos vous donneront l’envie d’y voyager
 » Sentiers d’Ontario, par Vincent, du blog Regard nomade. Retrouvez une randonnĂ©e d’automne au cƓur de l’Ontario sur le blog Regard Nomade. Je finis cette sĂ©rie nord-amĂ©ricaine avec un territoire qui me fait complĂštement fantasmer le Yukon. L’automne au bout du monde le Yukon CĂ©dric raconte Le Yukon, ce territoire mystĂ©rieux situĂ© aux confins du Canada, Ă  la frontiĂšre de la DerniĂšre FrontiĂšre l’Alaska, surnommĂ© “The Last Frontier State” ne cesse de faire rĂȘver. Il y a de quoi, en effet des paysages somptueux, une Histoire riche et, surtout, l’impression d’ĂȘtre dans l’un des derniers endroits loin de toute civilisation, avec les ours pour compagnons de nuitĂ©e et la Voie LactĂ©e comme toit. Pourtant, il y a quelque chose d’encore plus merveilleux, Ă  un moment prĂ©cis de l’annĂ©e l’automne ! Lorsque commencent Ă  jaunir les feuilles et que les forĂȘts se parent de mille et unes couleurs diffĂ©rentes, le voyageur ne peut faire qu’une seule chose contempler. Que ce soit pendant un roadtrip de Whitehorse Ă  Dawson, pendant une randonnĂ©e Ă  Tombstone ou Kluane ou mĂȘme lors d’une simple promenade, il est impossible de passer Ă  cĂŽtĂ© de ce spectacle enchanteur. Du rouge au jaune en passant par l’ocre, toute la palette des couleurs automnales est prĂ©sente dans le dĂ©cor. Il suffit alors de laisser errer son regard et de se perdre dans l’immensitĂ© des forĂȘts borĂ©ales, lĂ -haut, dans ce bout du monde qu’on nomme le Yukon » MosaĂŻque du bout du monde, par From Yukon Si vous rĂȘvez maintenant de savoir comment aller au Yukon, c’est sur le blog From Yukon. OĂč voir les couleurs d’automne en Europe ? Destinations automnales Europe – voyages d’automne Europe Tout le monde vous a parlĂ© du QuĂ©bec dans la partie prĂ©cĂ©dente, Ă  croire que l’empereur incontestĂ© de la feuille qui rougit hante les rĂȘves de toute une gĂ©nĂ©ration biberonnĂ©e Ă  Joe Dassin. Mais les voyages d’automne en Europe, ça peut ĂȘtre sublime aussi. Voici une petite dĂ©monstration. Commençons notre voyage par la Scandinavie, des forĂȘts de Finlande aux paysages plus lunaires d’Islande. Islande, l’automne chez les elfes et les trolls Mali raconte L’an dernier, je suis allĂ©e en Islande au tout dĂ©but de l’automne, et dĂ©jĂ , c’était beau Ă  voir
 quand il ne pleuvait pas 😉 Car oui, l’Islande en automne, ça donne une mĂ©tĂ©o souvent incertaine, de la grisaille, de la pluie, il peut faire aussi trĂšs froid et il vaut mieux venir avec de quoi voyager comme pour un sĂ©jour en plein hiver. Mais un road-trip en Islande en automne, c’est aussi de magnifiques couleurs, moins de touristes, des Ă©tendues sauvages et les aurores borĂ©ales la nuit tombĂ©e si vous avez de la chance. L’automne est la saison idĂ©ale pour partir en Islande si vous voulez voir les aurores borĂ©ales sans trop risquer de tomber sur une tempĂȘte de neige de plusieurs jours. En prime, vous avez dĂ©jĂ  les belles couleurs fauves de l’automne sur la vĂ©gĂ©tation, ce qui donne encore plus de charme aux sites naturels. Bref, j’ai Ă©tĂ© conquise par cette saison, mĂȘme si le printemps est souvent plus clĂ©ment si vous y voyagez pour la premiĂšre fois. » Laves et mousses dorĂ©es. Le pays des trolls et des elfes en automne, par Un pied dans les nuages Pour retrouver ce road trip en Islande en septembre, rendez-vous sur le blog Un pied dans les nuages. L’automne dans une cabane en Finlande Jenny raconte “À partir de fin septembre, les couleurs d’automne en Finlande sont vraiment trĂšs prononcĂ©es et superbes. La rĂ©gion des Grands Lacs est Ă  environ deux heures de route de Helsinki. J’y Ă©tais en 2016, et Ă  certains endroits, on avait l’impression d’ĂȘtre au Canada. En tout cas, si vous aimez cette ambiance automnale, c’est l’endroit idĂ©al pour y sĂ©journer. Louer un chalet Mokki en finlandais au bord des lacs et profiter. Vous pouvez aussi aller faire une randonnĂ©e dans le parc Repoveden Kansallispuisto.” La cabane au fond des bois, par Jenny. Copyright JD Roadtrip. Retrouvez Jenny sur le blog JDroadtrip – Voyager au fĂ©minin. Il manque Ă  ma liste scandinave rĂȘvĂ©e la NorvĂšge, que j’adorerais voir Ă  l’heure oĂč les fjords se dorent
 La Pologne haute en couleurs Connaissez-vous la Pologne ? C’est un pays que je n’ai fait que traverser, et oĂč j’ai dĂ©sormais trĂšs envie de retourner en automne
 Varsovie sublimĂ©e Aurore raconte Varsovie a la chance de connaĂźtre un climat continental. Les quatre saisons y sont donc trĂšs marquĂ©es ! Lors de ma venue en novembre, j’ai tout de suite Ă©tĂ© subjuguĂ©e par les magnifiques couleurs d’automne qui avaient recouvert la ville. Dans les parcs, les rues, des dĂ©gradĂ©s de jaune, de rouge et d’orange habillaient les arbres et le sol. Varsovie est une magnifique destination peu importe la saison. Mais je trouve que l’Automne se marie particuliĂšrement bien avec la personnalitĂ© de la ville ! Une ville pleine de dynamisme et de vie malgrĂ© les Ă©preuves qu’elle a subies par le passĂ©. Pour admirer Varsovie en Automne, je vous recommande le mois d’octobre ! » La belle Varsovie avec On my tree. Pour retrouver Varsovie, quatre jours dans la capitale de la Pologne, c’est sur le blog On my Tree. Promenade automnale Ă  Lublin Julie raconte L’automne arrive plus tĂŽt qu’en France. Il y dĂ©pose ses dĂ©gradĂ©s orangĂ©s dĂšs la fin du mois de septembre, semant des paillettes au creux de mes yeux Ă©merveillĂ©s. Ce n’est pas ma saison prĂ©fĂ©rĂ©e mais ça pourrait le devenir, ici, Ă  Lublin. Il y a les derniĂšres journĂ©es ensoleillĂ©es au bord du lac Zemborzycki et, dans le mĂȘme temps, les premiers crĂ©puscules dorĂ©s. La rue Lubartowska, artĂšre centrale du quartier juif que j’emprunte tous les matins, me salue d’un air nouveau. Le parc de l’hĂŽpital numĂ©ro un lui aussi se pare d’un manteau Ă©tincelant. Si beau que j’y retourne une fois ma matinĂ©e de stage terminĂ©e, capturer ces tons Ă©trangers avant qu’il ne soit trop tard. J’en tire cette photo juste avant que les feuilles ne soient ramassĂ©es et je pense Ă  l’intĂ©rieur, ça y est, l’hiver arrive. De nouvelles surprises sont Ă  dĂ©couvrir et l’automne Ă  Lublin annonce toute la beautĂ© de la saison Ă  venir. Il faut ici, maintenant, profiter de cette ambiance si particuliĂšre, encore chaude la journĂ©e mais si froide Ă  la nuit tombĂ©e. Il faut se rassembler autour des dĂ©licieuses biĂšres chaudes, sirotĂ©es Ă  la paille dans les bars de la vieille ville, autour de la Rynek. Il faut profiter des derniers aprĂšs-midis ensoleillĂ©s pour arpenter ces rues colorĂ©es et surtout il y a cet Ă©vĂ©nement Ă  ne pas manquer la Toussaint, oĂč tous les cimetiĂšres de la ville s’éclairent Ă  l’unisson, portĂ©s par des milliers de flammes d’espoir. Lublin, comme de nombreuses villes en Pologne, traĂźne un lourd passĂ© de rĂ©pression et de massacres, en tĂ©moigne le camp de Majdanek que l’on peut visiter, pour la mĂ©moire. Mais Lublin, avec l’aide de l’Europe, se relĂšve tant bien que mal. C’est maintenant une petite ville rassemblant des milliers d’étudiants chaque annĂ©e, polonais autant qu’étrangers. C’est une ville pleine d’énergie, portĂ©e par sa population estudiantine ; c’est une citĂ© en pleine renaissance, et c’est elle qui m’a rĂ©appris Ă  vivre. » Tenir le trĂ©sor de l’automne au creux de sa main
 par Julie la Blogtrotteuse. Magnifique photo qui fait la couverture de cet article – merci et bravo, Julie ! Retrouvez une promenade automnale Ă  Lublin sur le blog de Julie la Blogtrotteuse Allemagne, Autriche, la beautĂ© automnale des Alpes germaniques Vous le savez, on arrive lĂ  Ă  mon sujet de prĂ©dilection la BaviĂšre ! le Tyrol ! le pays des cygnes, des chĂąteaux et des SpĂ€tzle au fromage ! cette contrĂ©e de conte de fĂ©es est plus fabuleuse encore Ă  l’automne. Je laisse LĂ©a vous parler d’un moment magique en Autriche, puis je squatte mon propre article collaboratif pour laisser libre cours Ă  mes obsessions germaniques. Il va notamment ĂȘtre question de lacs – fabuleux miroirs des incendies Ă©phĂ©mĂšres. Automne en Franconie Nord de la BaviĂšre, ici Ă  Volkach. Cygnes d’automne Ă  Seewalchen, entre Vienne et Innsbruck LĂ©a raconte Novembre. Le pouce est engourdi par le froid lorsque je le tends au bord de la route. Direction l’Autriche. AprĂšs les couleurs des façades de la belle Innsbruck, enfoncĂ©e au milieu de ses montagnes, ce sont celles de la route qui m’attendent. J’y rencontre Wolfgang, perle de bontĂ© brute. Une annĂ©e est passĂ©e et je souris toujours en pensant Ă  lui. Il va directement Ă  Vienne. Nous pouvons donc fuir l’autoroute. C’est sur les petites routes sinueuses de montagne, entre Innsbruck et Vienne, que la voiture de Wolfgang s’enfonce. Nous montons et quelques flocons transpercent l’épaisse forĂȘt qui nous enveloppe. Deux saisons se rencontrent ici, les feuilles orange et rouges des arbres se blanchissent petit Ă  petit. Plus loin, Wolfgang s’arrĂȘte au bord d’un lac sur lequel quelques dizaines de cygnes et de canards se laissent porter. C’est ici que mes grands-parents avaient l’habitude de m’emmener enfant. ». Le jour tombe dĂ©jĂ  et le ciel se pare de nuances roses et violĂštes qui font toute la magie des soirs d’automne. Nous restons lĂ , un moment, Ă  contempler le spectacle. J’ai oubliĂ© que j’avais froid. Vienne, la route est dĂ©jĂ  terminĂ©e. Je quitte Wolfgang, un goĂ»t de gĂąteau Ă  la pomme et Ă  la cannelle encore en bouche, et le sentiment d’avoir vĂ©cu un moment d’exception sur cette route autrichienne.» Automne pourpre Ă  Seewalchen, par Bon baisers. Retrouvez la lettre de LĂ©a Ă  Wolfgang sur le blog Bon baisers Le chĂąteau d’Hohenwerfen entre automne et hiver Fin novembre sur les routes autrichiennes. Les derniers feux-follets s’éteignent dans les premiĂšres neiges, l’altitude rĂ©duit les brasiers en cendres d’argent. Nous nous sommes lancĂ©s dans un de ces week-ends d’amoureux Ă  la faveur de la saison, oĂč on mange trop de chocolat et flotte dans ces merveilleux spas germaniques. Soudain, le chĂąteau d’Hohenwerfen surgit comme une vision et dĂ©trĂŽne mes autres amours, les Neuschwanstein et autres Königswinter. A cet instant, c’est pour moi le plus beau chĂąteau du monde, dans cette lumiĂšre Ă  bascule, entre la flamme et le froid. Il ne manque plus que les Ă©perviers qui strient le ciel d’étĂ©, quand la fauconnerie d’Hohenwerfen organise ses spectacles. Et je me le redis pour la milliĂšme fois Allemagne, Autriche, vous ĂȘtes magiques. Vie de chĂąteau en Autriche Hohenwerfen Mon article sur cet itinĂ©raire romantique en Autriche, entre Innsbruck et Salzburg Les lacs bavarois, fĂ©erie automnale Bien sĂ»r, le Canada, c’est merveilleux. Lacs immenses, sapins enluminĂ©s d’or et de rubis, plats roboratifs qu’on dĂ©guste dans des cabines en bois, kayak au milieu des feuilles virevoltantes
 l’idylle automnale. Mais si je vous disais qu’on peut vivre tout ça sans traverser l’Atlantique ? La BaviĂšre en automne, c’est paradisiaque aussi. Les lacs de BaviĂšre sont un chapelet d’émerveillements chromatiques. Le kayak au milieu des sapins ? Pas de problĂšme, ça sera sur l’Hintersee Ă  Ramsau. Le bateau ? Au Königsee. La bronzette des derniers soleils ? Sur les transats du Schliersee. Pour moi, c’est la destination automnale parfaite proche, abordable, avec un excellent rapport qualitĂ©-prix dans l’hĂ©bergement et la nourriture, et incroyablement belle. Königsee Neuschwanstein. Mon article sur les plus beaux lacs de BaviĂšre Ă  l’automne Mon article sur les chĂąteaux de BaviĂšre en automne Les couleurs des villes europĂ©ennes Ă  l’automne Vous ĂȘtes d’humeur plus urbaine, et l’automne pour vous, c’est le Pumpkin Spice Latte chez Starbucks et les boucles d’oreille citrouille ? Pas de problĂšme, restons dans les grandes villes europĂ©ennes, et continuons le festival. Munich, automne couleur biĂšre dorĂ©e Les Bavarois sont perturbants. La cĂ©lĂšbre Oktoberfest a lieu non pas en octobre, mais en septembre, soit avant l’arrivĂ©e des couleurs dorĂ©es. Tant mieux l’Oktoberfest, c’est trop bruyant Ă  mon goĂ»t, trop rempli d’AmĂ©ricains ivres morts qui claquent le popotin de la serveuse en Dirndl. Venez Ă  Munich aprĂšs l’Oktoberfest, quand le calme est revenu et les prix sont redescendus, mi-octobre, et savourez une biĂšre dans la convivialitĂ© ultra typique du Viktualienmarkt, au milieu de vrais Bavarois du cru. Vous verrez combien la ville est belle et douce, combien elle est facile Ă  vivre. J’y ai passĂ© deux ans de ma vie et j’y retournerais sans hĂ©siter. Munich chaleureuse. Mon article sur Munich insolite, activitĂ©s de malade en BaviĂšre Amsterdam, reflets dorĂ©s dans les canaux Cora raconte Pas trop loin de chez nous et sans surprise, la ville d’Amsterdam est belle toute l’annĂ©e ! Mais, en automne, quand les feuilles rouges et or s’envolent au-dessus des fameux canaux, il y a vraiment de quoi rĂȘver. Pendant le mois d’octobre en gĂ©nĂ©ral jusqu’à la mi-novembre, visitez Amsterdam pour les couleurs qu’on retrouve en centre ville, sur le fameux MarchĂ© aux Fleurs et dans le grand Vondelpark. Le reste des Pays-Bas n’est pas Ă  oublier non plus ! Dans le Waterland le long de la cĂŽte nord, l’automne se manifeste aussi par la couleur toute particuliĂšre de la mer et du ciel, une ambiance poĂ©tique au possible Ă  explorer Ă  vĂ©lo. » Amsterdam et ses canaux par The Path She Took. Pour dĂ©couvrir les Pays-Bas et plein de bons plans sur Amsterdam, c’est sur le blog The Path She Took Promenade d’automne Ă  la citadelle de Lille Chacha raconte Pour beaucoup de Lillois, la braderie de Lille annonce la fin des vacances et la rentrĂ©e. En ce qui me concerne, elle annonce l’arrivĂ©e de l’automne. Quand la fraĂźcheur du matin nous accueille en sortant de chez nous, nous savons que les routes de campagne se pareront de brume, et nous prĂ©senterons un spectacle de toute beautĂ© oĂč chaque reprĂ©sentation est unique. Tandis qu’enfin de journĂ©e le soleil jouera avec les nuages dans le ciel et nous offrira une palette de couleurs allant du rose jusqu’à l’orange vif, et tout ça pour notre plus grand bonheur. Avant de tirer leurs rĂ©vĂ©rences pour l’hiver, les arbres centenaires du Parc de la Citadelle quant Ă  eux nous offrirons tout un Ă©ventail de teintes qui donneront un caractĂšre unique Ă  chacune de nos balades. AprĂšs s’ĂȘtre dĂ©gourdi les jambes dans le Central Park made in Lille, s’installer en terrasse sur la grand place pour profiter du soleil couchant qui met en valeur les belles façades des hauts lieux de Lille est vrai un rĂ©gal. Il ne faudra que quelques pas pour trouver un estaminet et se laisser sĂ©duire par les dĂ©lices de la gastronomie rĂ©gionale. LĂ  aussi, tous nos sens sont mis en Ă©veillent, et on ne demande qu’une chose, remettre ça le lendemain. » Les aventures de Chacha Ă  Lille, ça commence avec une vache Ă©cossaise. Retrouvez la citadelle de Lille Ă  l’automne sur le blog de Chacha AventuriĂšre L’automne dans les montagnes, forĂȘts et landes françaises Promenades bucoliques Ă  la saison des kalĂ©idoscopes chamarrĂ©s. Couleurs d’automne Ă  Fontainebleau Nicolas raconte OĂč profiter au mieux des sublimes couleurs d’automnes quand on est en rĂ©gion parisienne ? Je vous proposerais d’aller visiter la forĂȘt de Fontainebleau. Celle-ci est situĂ©e Ă  30mn de Paris en train, et donc facilement accessible. On y trouve de superbes coins, entre zones sablonneuses, blocs de grĂ© trĂšs prisĂ©s des passionnĂ©s d’escalade, et de nombreux points de vue. Pour vous y rendre, descendez dans le petit village de Bois le Roi, puis suivez le GR jusqu’à la ForĂȘt. DĂ©jĂ  dans ce village typique vous pourrez profiter au mieux des couleurs automnales, vous pouvez mĂȘme longer la Seine et admirer les affolantes des sublimes demeures. Vous pouvez Ă©galement vous arrĂȘter – uniquement le week-end – Ă  l’arrĂȘt ForĂȘt » situĂ© dans la forĂȘt entre le village et Fontainebleau-Avon, qui est le troisiĂšme arrĂȘt que je vous conseillerais. Si vous ĂȘtes vĂ©hiculĂ©s, je ne peux que vous inciter Ă  aller vous promener aux Gorges de Franchard, dĂ©couvrir le village des peintres de Barbizon et la Caverne des Brigands, aller du cĂŽtĂ© de la Faisanderie Ă  Fontainebleau. Enfin, les parking de Rocher Cassepot ou Rocher Cuvier vous permettront lĂ  aussi de belles balades entre les rochers, et d’atteindre de jolis points de vues sur toute la forĂȘt. Et pourquoi pas juste vous arrĂȘter sans but prĂ©cis et aller chercher des champignons sous les couleurs orangĂ©es ? » Les fougĂšres dorĂ©es de Fontainebleau, par The Good Troll. Retrouvez cette promenade dorĂ©e Ă  Fontainebleau sur le blog The Good Troll La saison des rouges et des roses en Camargue Il est une saison oĂč la Camargue culmine en beautĂ© novembre. Les salicornes et les saladelles qui couvrent les marais salĂ©s revĂȘtent leurs teintes rouges, et les flamants roses font leur mue, pour une rose plus intense encore. La Camargue en cette saison est une explosion de couleurs dĂ©cuplĂ©es par les marais qui reflĂštent le ciel, oĂč les crĂ©puscules purifiĂ©s de la brume de chaleur estivale sont plus Ă©clatants que jamais. Le grand Ă©vĂšnement Ă  ne pas manquer, ce sont les abrivades du 11 novembre des centaines de chevaux envahissent la plage Est des Saintes Maries de la Mer. Rouge Camargue. Mon guide complet de la Camargue Le Vercors drapĂ© d’automne CĂ©line raconte J’ai vĂ©cu prĂšs de dix ans en rĂ©gion grenobloise et s’il y a une saison que j’affectionne vraiment c’est l’automne. Grenoble est entourĂ©e de quatre massifs montagneux la Chartreuse, le Vercors, Belledonne et la Matheysine. Les montagnes et la nature sont proches ce qui permet d’admirer l’automne dans toute sa splendeur depuis la ville. Mais, si on veut profiter un peu mieux de l’automne, direction le Vercors Ă  seulement quelques minutes de Grenoble pour un festival de couleurs. De lĂ , on peut s’adonner Ă  la randonnĂ©e et profiter de l’automne pendant plusieurs semaines. Pour moi, cette rĂ©gion a tout d’un petit QuĂ©bec tant les couleurs sont intenses. Selon les annĂ©es, les couleurs sont plus ou moins marquĂ©es mais c’est souvent fin septembre – dĂ©but octobre que l’automne explose. Et si le soleil est de la partie, c’est encore plus beau ! » Sublime Vercors automnal par Je Papote. Retrouvez l’automne autour de Grenoble sur le blog Je papote Le parc naturel du Vexin verdure automnale en Île de France SolĂšne raconte “L’Île-de-France n’a pas Ă  rougir de ses paysages. Le dĂ©partement offre de bien jolis dĂ©gradĂ©s de couleurs lorsque l’automne prend doucement ses quartiers. NichĂ© aux portes de Paris mais Ă  des annĂ©es lumiĂšres du bitume de la capitale une cinquantaine de kilomĂštres, le Parc naturel rĂ©gional du Vexin français est un vĂ©ritable poumon au cƓur de l’une des rĂ©gions les plus peuplĂ©es de France. A cheval sur le Val d’Oise et les Yvelines, il rassemble 99 communes dont la plus grande accueille 6943 habitants Auvers-sur-Oise et la plus petite
 27 Ăąmes Charmont. DĂšs que l’étĂ© se retire sur la pointe des pieds, l’orange devient le new vert. Peu Ă  peu, les milliers de feuilles se parent de cinquante nuances d’orangĂ©s. A dĂ©couvrir Ă  pied grĂące Ă  ses mille sentiers balisĂ©s ou Ă  vĂ©lo avec l’avenue verte London-Paris. Patrimoine naturel, bĂąti, paysager, culturel
 Les prĂ©misses de l’automne sont sans nul doute l’une des pĂ©riodes les plus propices Ă  la dĂ©couverte du coin
 et Ă  son terroir ! Du 2 septembre au 22 octobre, les agriculteurs, restaurateurs et guides professionnels proposent une trentaine d’animations autour de la gastronomie dans le cadre de l’évĂ©nement GoĂ»tez le Vexin ». A savourer sans modĂ©ration.” Retrouvez l’üle de France et d’autres belles destinations sur le blog de SolĂšne, Solcito. Le parc naturel rĂ©gional du Vexin parĂ© des lumiĂšres de l’automne. Copyright des photos Julie MA Photographie. La tĂȘte Ă  l’envers l’automne dans l’hĂ©misphĂšre Sud Finissons par une petite pirouette l’automne, de l’autre cĂŽtĂ© du monde, coĂŻncide avec notre printemps. Et lĂ -bas aussi, le festival multicolore bat son plein Ă  l’heure oĂč nous fĂȘtons les bourgeons. Les couleurs d’El Chalten la Patagonie argentine en mars Seb et Laura racontent Alors que l’hĂ©misphĂšre Nord ronge son frein en attendant le printemps, la Patagonie glisse lentement vers l’hiver, faisant exploser les couleurs des forĂȘts de lengas ». Dans les contreforts des Andes, au pied de majestueux glaciers et du mythique Fitz Roy, le panorama devient surrĂ©el. El Chalten en Argentine en mars est pour moi une acmĂ© de la nature une avalanche de couleurs flamboyantes dans un dĂ©cors glacĂ©. Un moment de basculement, oĂč la splendeur de l’étĂ© dĂ©cline superbement vers un hiver bleutĂ©. Randonner dans ce drame magnifique est une expĂ©rience d’humilitĂ© euphorisante. Certes, c’est un spectacle de dĂ©clin de la nature qui cĂšde au froid, mais un dĂ©clin rassurant. Il n’est pas signe de mort, mais d’un repos annonciateur d’un nouveau cycle.» L’automne austral par les Globe Blogueurs. Retrouvez l’automne en Patagonie chez les Globeblogueurs Sur ces bonnes paroles pleines d’optimisme biologiste, je vous laisse affronter les premiers frimas. A vos citrouilles, chĂąles et soupes fumantes. La saison des longues nuits vient de commencer
 Pour survivre Ă  l’hiver, je vais vous sortir tous mes souvenirs d’étĂ© sur le blog. On ira en GrĂšce, en Haute-Provence, Ă  Disneyland.. vous vous inscrivez Ă  la newsletter pour suivre tout ça ? Merci Ă  tous les blogueurs participants pour ces superbes textes et photos ! Epinglez-moi ! Epinglez moi ! Lexposition Regards sur le Gers 2022 se poursuit au pigeonnier Ă  Plieux jusqu’au 24 aoĂ»t, tous les jours de 14 Ă  19 heures (entrĂ©e libre). Elle accueille les Ɠuvres de cinq peintres
L’azur n’est plus Ă©gal comme un rideau sans pli. La feuille, Ă  tout moment, tressaille, vole et tombe ; Au bois, dans les sentiers oĂč le taillis surplombe, Les taches de soleil, plus larges, ont pĂąli. Mais l’oeuvre de la sĂšve est partout accompli La grappe autour du cep se colore et se bombe, Dans le verger la branche au poids des fruits succombe, Et l’étĂ© meurt, content de son devoir rempli. Dans l’étĂ© de ta vie enrichis-en l’automne ; Ô mortel, sois docile Ă  l’exemple que donne, Depuis des milliers d’ans, la terre au genre humain ; Vois le front, lisse hier, n’est dĂ©jĂ  plus sans rides, Et les cheveux Ă©pais seront rares demain Fuis la honte et l’horreur de vieillir les mains vides. RenĂ©-François Sully Prudhomme, Les vaines tendresses
CorĂ©alisationThéùtre Dunois (Paris) ; Festival d’Automne Ă  Paris Avec le soutien de la RĂ©gion Île-de-France dans le cadre de l’aide Ă  la crĂ©ation, du DĂ©partement des Bouches-du-RhĂŽne – Centre dĂ©partemental de crĂ©ations en rĂ©sidence et de l’Amin Théùtre – Le TAG DurĂ©e : 1h – DĂšs 10 ans OVTR (ON VA TOUT RENDRE)

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Saistu que l’automne est une saison particuliĂšrement aimĂ©e des peintres de toutes les Ă©poques ? Pour cĂ©lĂ©brer l’automne, le Passage Sainte-Croix propose aux artistes en herbe un voyage au cƓur des plus belles peintures inspirĂ©es par cette saison.
Photo fournie par le studio SĂ©bert Photographe Ce n'est que depuis quelques annĂ©es qu'on s'intĂ©resse de nouveau au peintre espagnol Joaquin Sorolla et qu'on apprĂ©cie sa lumiĂšre de plein air comme dans son Soleil du matin. Il y a bien des raisons d'aller faire un tour Ă  QuĂ©bec cet automne. L'une d'entre elles est l'exposition Du Greco Ă  Dali, prĂ©sentĂ©e au MusĂ©e national des beaux-arts du QuĂ©bec jusqu'au 9 janvier. C'est un regard sur la peinture espagnole qui propose de belles dĂ©couvertes. ConstituĂ©e Ă  partir de la collection de l'homme d'affaires mexicain d'origine espagnole Perez Simon, l'exposition rassemble 72 oeuvres qui constituent un survol de la peinture espagnole, allant de peintres peu connus en AmĂ©rique du Nord jusqu'aux maĂźtres cĂ©lĂ©brĂ©s dans le monde entier. Sans bouder mon plaisir de voir quelques oeuvres de Picasso, Dali et Miro, c'est le peintre Joaquin Sorolla qui a retenu mon attention. À lui seul, il vaut le dĂ©placement. L'exposition compte plusieurs oeuvres de Sorolla 1863-1923 qui fut l'un des artistes les plus cĂ©lĂšbres de son temps. Mais comme sa peinture ne pouvait ĂȘtre classĂ©e dans aucune catĂ©gorie ni impressionniste, ni expressionniste, ni symboliste, elle a ensuite Ă©tĂ© oubliĂ©e pendant plusieurs dĂ©cennies. Ce n'est que depuis quelques annĂ©es qu'on s'y intĂ©resse de nouveau et qu'on apprĂ©cie sa lumiĂšre de plein air. Une lumiĂšre chaude et trĂšs douce, qui capture l'Ă©motion. Entre autres, les portraits La Marcelina et TĂȘte de vieux pĂȘcheur dĂ©voilent l'humanitĂ© des personnages avec une Ă©loquence rare. Et devant Soleil du matin, on prend une bouffĂ©e d'air frais en plus d'ĂȘtre rĂ©chauffĂ© par les rayons du soleil. Joaquin Sorolla est assurĂ©ment un peintre Ă  dĂ©couvrir. J'ai aussi Ă©tĂ© touchĂ©e par les peintures de son contemporain Laureano Barrau Bunol 1863-1950. Dans AprĂšs le bain, on peut sentir le vent du large qui arrive jusqu'Ă  la plage. Et il y a aussi cette chaude lumiĂšre qui balaie le paysage. Bref, c'est une exposition Ă  voir. Avant de quitter le musĂ©e, il faut absolument visiter la salle Riopelle pour voir ou revoir le chef-d'oeuvre L'hommage Ă  Rosa Luxembourg. Et si on a quelques minutes de plus, on jette un coup d'oeil dans la salle situĂ©e en face, oĂč on a un bel aperçu de la peinture quĂ©bĂ©coise du XXe siĂšcle. Architecture Les amateurs d'architecture seront comblĂ©s avec l'exposition des maquettes des finalistes du concours international lancĂ© pour le nouveau pavillon du MusĂ©e national des beaux-arts. Le nouvel Ă©difice, conçu par la firme OMA de Rotterdam, sera ultra-moderne avec une façade en verre et un design unique. QuĂ©bec a beaucoup Ă  offrir en matiĂšre d'art et de culture. Le Vieux-QuĂ©bec est parsemĂ© de belles galeries qui constituent une vitrine exceptionnelle de l'art quĂ©bĂ©cois contemporain. On y trouve aussi bien des peintures et des sculptures que des piĂšces de verre. Et pendant qu'on est dans le Vieux-QuĂ©bec, autant faire un arrĂȘt au MusĂ©e de la civilisation, qui propose quantitĂ© de belles dĂ©couvertes. Jusqu'au 13 mars, la passionnante exposition musicale Riff explique en musique comment les sonoritĂ©s d'Afrique influencent la musique populaire des AmĂ©riques. J'ai aussi adorĂ© Nourrir son monde jusqu'au 14 aoĂ»t 2011, qui nous renseigne sur les habitudes alimentaires de 25 familles d'autant de pays. Chaque famille est photographiĂ©e devant la nourriture qu'elle consomme pendant une semaine. Fascinant! Plusieurs autres expositions permanentes - Le temps des QuĂ©bĂ©cois, Nous, les PremiĂšres nations, Territoires et Tour de Terre - sont tout aussi intĂ©ressantes. C'est un musĂ©e pour toute la famille avec une foule d'expĂ©riences interactives qui captivent les enfants. Il faut les voir s'Ă©merveiller devant la formation d'une tornade ou ressentir leurs craintes dans la cabine qui simule un tremblement de terre. Le musĂ©e est si riche qu'on ne peut tout voir en une seule visite. Il faudra y retourner au printemps.

FondĂ©een 1966 par Maurice Nadeau et François Erval, La Quinzaine littĂ©raire se poursuit depuis 2013 dans la Nouvelle Quinzaine littĂ©raire. Regards critiques sur l’actualitĂ© de la

"Ma joie vient de la maniĂšre dont je regarde le monde", confie Ă  l’AFP l’artiste britannique David Hockney, 84 ans, l’un des peintres vivants les plus cotĂ©s au monde, qui fait l’objet d’une rĂ©trospective Ă  Bozar Ă  Bruxelles et qui expose sa derniĂšre Ɠuvre Ă  Paris, une ode Ă  la vie et aux quatre saisons en Normandie. Le travail du cĂ©lĂšbre octogĂ©naire est rĂ©uni dans l’exposition "A year in Normandie" Normandie en français dans le titre, exposĂ© Ă  la grande galerie du musĂ©e de l’Orangerie du 13 octobre au 14 fĂ©vrier 2022, Ă  deux pas des NymphĂ©as de Claude Monet, qui lui est cher. L’hiver, le printemps, l’étĂ© et l’automne normands, transfigurĂ©s par couches successives de dessins "peints" sur iPad et imprimĂ©s par le pionnier du pop art, illuminent tout au long d’une frise de 91 mĂštres de long sur un mĂštre de hauteur. L’ensemble est une explosion de couleurs vives et une expĂ©rience quasi sensorielle oĂč l’on perçoit l’odeur des fleurs de pommiers et de cerisiers, des verts pĂąturages aprĂšs la pluie, la rosĂ©e du matin et la noblesse de la campagne enneigĂ©e. La nature est source de tout ! Ma joie ? Elle vient de la façon dont je regarde le monde. Il est magnifique mais il faut savoir regarder avec attention et avec les idĂ©es claires confie David Hockney. Il explique avoir choisi la Normandie, rĂ©gion du nord de la France, oĂč il a Ă©lu domicile en 2019, "juste aprĂšs avoir terminĂ© un vitrail pour la reine Elisabeth II Ă  l’abbaye de Westminster" pour "quitter Londres" et sa frĂ©nĂ©sie, trois ans aprĂšs le rĂ©fĂ©rendum sur le Brexit. Dans sa monumentale frise, le printemps est Ă©voquĂ© au "plus prĂšs des fleurs d’arbres fruitiers et de leurs feuilles, Ă  leur naissance, puis en prenant du recul Ă  l’arrivĂ©e de l’étĂ© avec les arbres en entier", explique M. Hockney. "Ensuite arrive l’automne et la chute des feuilles, puis enfin l’hiver, avec un peu de neige." Il "l’attendait". Elle est arrivĂ©e en janvier 2021. Ce jour-lĂ , dit-il, "la lumiĂšre n’est pas apparue avant 8h30 ; vers 9h15 je me suis dit que j’allais rester au lit mais soudain il s’est mis Ă  neiger et je crois que j’ai capturĂ© cet instant. Ça a durĂ© 35 minutes environ avec de la neige sur les branches ; l’aprĂšs-midi tout avait fondu". lire aussi L’éternel printemps de David Hockney – rĂ©trospective Ă  Bozar Sa technique numĂ©rique "offre une vue Ă  360 degrĂ©s autour de sa maison", commente CĂ©cile Debray, directrice de l’Orangerie. "C’est un moment privilĂ©giĂ© de concentration sur la crĂ©ation avec une touche numĂ©rique trĂšs abstraite, pixĂ©lisĂ©e, qui amplifie le caractĂšre rĂ©aliste de l’image. A 84 ans c’est sans doute l’un des peintres les plus innovants. Il rĂ©sout ce que Monet cherchait dĂ©sespĂ©rĂ©ment la saisie instantanĂ©e d’un motif." Transcription. Je peins un arbre d`automne Ă  la maniĂšre de Renoir 50 commentaires sur “Automne” Je trouve ce poĂšme trĂšs mĂ©lancolique, une sorte d’ivresse dans le brouillard qui vient camoufler les deux Ăąmes errantes qui ont perdu leur joie de vivre. Le seul bĂ©mol serait pour le rythme et la chanson au vers 6 ou il aurait pu mettre brisĂ© » mais je ne critique en point l’auteur dans son travail qui a du lui prendre au minimum une dizaine de jours. I love this poem, I will do a song with this poem in it. Amazing from my bro Guillaume
 Magnifique qui me rappele monsieur Bili prof de Francais en Algerie au college. Super poeme sur l’automne
 Je garde un excellent souvenir du college en Algerie. C’est monsieur Billi, notre professeur qui nous fait reciter ce poeme sublime et nous a fait vivre l’automne qui enterre l’ete. Oh l’automne, l’automne a fait mourir l’ete, dans le brouillard, s’en vont
 deux silouhettes grises
 » adorable. PoĂšme magnifique. En dehors des sentiers battus. Met en scĂšne la lourdeur rĂ©pĂ©tition au debut le brouillard
 le brouillard d’automne
, on avance d’un pas lourd. En avançant le brouillard devient brouillard d’automne c’est l’automne comme une Ă©vidence, l’automne et son ambivalence, triste et adorĂ©. Au moins par son thĂšme mĂ©lancolie de l’automne/ tristesse d’un amour finissant, ce poĂšme que je ne connaissais pas, rappelle me semble-t-il, celui sans doute beaucoup plus connu intitulĂ© Les colchiques » se terminant par ces vers que je trouve poignants mais tout le poĂšme l’est et trĂšs bien accordĂ©s Ă  la douce mĂ©lancolie que personnellement l’automne ne manque jamais de m’accorder Le gardien du troupeau chante tout doucement Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent Pour toujours ce grand prĂ© mal fleuri par l’automne » JÂŽai appris ce poĂšme Ă  lÂŽĂ©cole primaire. Notre maĂźtre nous enseignait comment reciter les poĂšmes. Pour cela il nous parlait de lÂŽauteur, de ces circonstances, du sens de sa poĂ©sie. Cette poĂ©sie en particulier devait se lire tristement tout en imprimant une cadence lourde. Il fignolait chaque ligne, chaque mot, chaque virgule mais nous laissait aussi libre pour nous exprimer autrement mais tout en gardant lÂŽessence de la poĂ©sie. Le vers suivant Qui parle d’une bague et d’un cƓur que l’on brise » devait se scandait en insistant crescendo sur parle, bague, cƓur et brise tout en minimisant les mots du reste de ce vers. Je peux la reciter encore de la mĂȘme maniĂšre et je le fais quand je suis seul pour me rappeler de ce temps vĂ©cu si ancien aujourd’hui. Relation entre la mort et l’automne s’il vous plait ? Ouais c’est bien. Je la connais peu C’est trĂšs joli. Vous avez tout dit mais j’aime l’autommne et les couleurs oranges dans le brouillard, mais attention, vous qui voulez changer le poĂšme. On ne change pas l’oeuvre d’un artiste ! C’est stylĂ© Peut- on me dire pourquoi ce poĂšme fait partie du registre lyrique? Bof ! Dans le brouillard s’en vont

 dans le brouillard

 dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises. Un paysans et son boeuf! Un paysan qui chante son chagrin d’amour Ă  son boeuf! Meuuuuuh ! C’est tout simple
 Il est super Bravo Guillaume Appolinaire Barbar Il s’agit lĂ  de rimes croisĂ©es » en ABAB
 et non de rimes embrassĂ©es » en ABBA Et pour apprĂ©cier la musique » d’un poĂšme, ne pas hĂ©siter Ă  le lire Ă  haute voix
Ca change tout.. trĂšs beau poeme
 on en veut d’autre de tous les horizons ; oriental, occidental , hindou et mĂȘme inconnu!! Salut pierrot » non justement il ne faut pas mettre briser » a la place de l’on brise » car c’est une rime avec grise donc ta merci Cette poĂ©sie est magnifique , elle exprime vraiment une souffrance mais elle est d’une beautĂ© inexpliquable ! Je suis trĂšs toucher par cela , Guillaume Apollinaire a son Ă©criture bien a lui , alors ne dites pas il faut changer sa ect
 On ne change pas l’art d’un artiste ! Merci Ce poĂšme est d’une mĂ©lancolie poignante. Il est bien dans le style de Guillaume Apollinaire, pas de rime au sens classique du terme, pas de ponctuation du moins explicite, car elle s’impose au lecteur. Si je suis en mesure de pousser ce projet Ă  son terme, il sera au nombre des poĂšmes que j’inclurai dans un spectacle que je souhaite monter, et prĂ©senter au public pour le centenaire de la mort de Guillaume, le 9 novembre 2018. Ce poĂšme est trĂšs joli. J’ai bien aimĂ© mais il n’y a pas de figures de style, pas rimes. J’aime bien, mais Guillame, la prochaine fois mets plus de rhythme ! TrĂšs bien Ă©crit on la eu comme test au collĂšge !!!! je voudrait savoir quelle sont les rimes de se poeme suivies , embrassĂ©es , croisĂ©es etc
 J’ai beaucoup aimĂ© cette poĂ©sie, surtout quand Apollinaire dit Oh l’automne l’automne a fait mourir l’étĂ© ». C’est trop triste et beau, bravo Guillaume ! J’aime trop ce poĂšme ! pierro brise rime avec grises et infidĂ©litĂ© avec Ă©tĂ© rimes embrassĂ©es Trop cool je suis sous le charme trop beau cette poĂ©sie je m’en suis inspirĂ© pour une redac pour le collĂšge j’adore!!!!! 🙂 tres tres belle poĂ©sie. j’adore C’est cool ce poĂšme magnifico Pour moi, le mot le plus important est lĂ -bas », qui sous-entend tellement de choses
 Super le poeme comment ne pas rester indiffĂ©rent aprĂšs avoir lu cela? TrĂšs beau poĂšme
 on pourrait lui laisser une larme!!! ce poeme est beau j’adore il est trop classe moi je dis que ce poĂšme est trĂšs rĂ©ussi mais au vers 5/6 il aurait put mettre Une chanson d’amour et d’infidelitĂ© Qui parle d’une bague et d’un coeur brisĂ© ». » Cela fait plus joli a entendre. Merci cette poĂ©sie est vraiment magnifique je l’adore J’aime l’automne et ces feuilles mortes. Un rayon de soleil Ă  travers tes feuilles mortes. Une note de musique qui illumine ton silence. Les vocalises de l’oiseau dans l’aube. La goutte de pluie qui Ă©clabousse tes airs de fraicheur d’automne. Un frisson aux aurores pour l’esperance d’une annĂše nouvelle. PoĂ©te d’antan nous sommes tes protegĂ©s. On lit tes frĂ gments d’ame l’automne est tourjours lĂ  et te fait un clein d’oeil. Beaux lieux de nos plaisirs tu lui manques a notre automne. Tous les jours il te balançe une feuille morte il tĂ©moigne nos beaux jours. belle poĂ©sie!!! Ce poeme est tres bien. Il a une chose magique et il est joyeux. Bravo Guillaume J’apprĂ©cie ce poĂšme car j’ai beaucoup aimĂ© le lien entre le coeur brisĂ© » et l’automne qui fait mourir l’étĂ© ». Un coeur exprime l’amour mais s’il est brisĂ© il devient triste comme pour l’étĂ© qui est joyeux et l’automne assombrit tout sur son passage. j’aime cette poĂ©sie Super ! Je cherchais une poĂ©sie pour le collĂšge sur l’automne et celle-lĂ  sera parfaite ! mĂ©moire collective Ă  laquelle seuls les poĂštes ont accĂšs 
 et nous la rappelle tres belle cette poesie ! Laisser un commentaire Retrouvezl'ebook Sauzon - Le regard des peintres de Henri BelbĂ©och - Éditeur FeniXX réédition numĂ©rique (Henri BelbĂ©och) - Format ePub -
PubliĂ© le 24/08/2022 Ă  1041, Mis Ă  jour le 24/08/2022 Ă  1254 Le chef de l'État s'est exprimĂ© en amont du conseil des ministres sur les effets du rĂ©chauffement climatique et les consĂ©quences de la guerre en Ukraine. C'est avec un ton grave qu'Emmanuel Macron a marquĂ© cette nouvelle rentrĂ©e politique. Avant de prĂ©sider le premier conseil des ministres, le chef de l'État a pris quelques minutes pour s'exprimer sur l'Ă©tĂ© qui s'achĂšve. Une saison estivale marquĂ©e avant tout par les effets concrets du rĂ©chauffement climatique, impliquant des vagues de canicule Ă  rĂ©pĂ©tition et une sĂ©cheresse parfois record. Devant les membres du gouvernement ainsi que sa premiĂšre ministre, le prĂ©sident a dressĂ© un tableau sombre, donnant Ă  voir la fin de l'abondance», la fin de l'Ă©vidence» et la fin de l'insouciance».À lire aussiMacron en jet-ski Rousseau EELV dĂ©nonce un acte criminel» au regard du rĂ©chauffement climatiqueCe que nous sommes en train de vivre est plutĂŽt de l'ordre d'une grande bascule et d'un grand bouleversement», a ainsi dĂ©clarĂ© le locataire de l'ÉlysĂ©e pour entamer son propos. Nous vivons depuis plusieurs annĂ©es la fin de ce qui pouvait apparaĂźtre comme une abondance. Celle des liquiditĂ©s sans coĂ»t ..., celle de la fin de l'abondance de produits, de technologies qui nous semblaient perpĂ©tuellement disponibles», a-t-il ensuite Ă©numĂ©rĂ©. Avant d'y ajouter la fin de l'abondance de terre ou de matiĂšre, et de celle de l'eau», et de se dire prĂȘt Ă  prendre des dispositions pour tirer toutes les consĂ©quences». Des manques Ă  la fois dus Ă  la crise sanitaire, la guerre aux portes de l'Europe ainsi qu'au dĂ©rĂšglement climatique dont les consĂ©quences sont devenues perceptibles».Emmanuel Macron a d'ailleurs annoncĂ© de grands travaux de planification» Ă©cologique prĂ©vus dans les semaines Ă  venir, et menĂ©s sous l'Ă©gide d'Elisabeth Borne. Le climat sera alors Ă©levĂ© au rang de grand combat», car il n'y a plus Ă  choisir entre l'adaptation et l'attĂ©nuation». Le temps est dĂ©sormais celui des choix clairs et forts Ă  prendre pour la saison que nous venons de vivre, pour rĂ©duire nos Ă©missions de gaz Ă  effet de serre, doubler l'effort que nous avons su conduire et aussi transformer encore plus rapidement le pays».RĂ©sister aux tentations de la dĂ©magogie»Le prĂ©sident a invitĂ© pour cela ses ministres Ă  de la collĂ©gialité», impliquant sĂ©rieux et crĂ©dibilitĂ© face Ă  de telles angoisses». Alors que la proposition de ClĂ©ment Beaune visant Ă  limiter les jets privĂ©s n'a pas Ă©tĂ© trĂšs suivie au sein de la majoritĂ©, le prĂ©sident a sommĂ© de ne pas promettre tout et n'importe quoi» et de ne pas cĂ©der aux tentations de la dĂ©magogie». Il faut d'abord raisonner en se demandant si c'est efficace et utile, et juste, et ensuite on se demande si c'est ce que les gens veulent entendre», a-t-il ce 24 aoĂ»t marquant l'indĂ©pendance de l'Ukraine et les six mois du conflit qui l'oppose Ă  la Russie, Emmanuel Macron a Ă©galement Ă©voquĂ© la fin des Ă©vidences, quand on regarde Ă  la fois la France, l'Europe et autour du monde». La dĂ©mocratie, les droits de l'Homme, si d'aucuns pensaient que c'Ă©tait la tĂ©lĂ©ologie de l'ordre international, les derniĂšres semaines auront battu en brĂšche quelques Ă©vidences», a-t-il dĂ©clarĂ©. Et de citer la montĂ©e des rĂ©gimes illibĂ©raux, le renforcement des rĂ©gimes autoritaires».À lire aussiKohlantess» Ă  la prison de Fresnes le garde des Sceaux pris en Ă©tau par les oppositionsÀ l'aube d'une rentrĂ©e qui s'annonce difficile, le prĂ©sident a enfin remerciĂ© les ministres qui ont Ă©tĂ© le plus au front, en particulier cĂŽtĂ© IntĂ©rieur ou Santé», ainsi que nos pompiers, nos Ă©lus et l'ensemble des personnels de l'État qui ont eu Ă  faire face Ă  la fois aux grands feux que nous avons connus cet Ă©tĂ©, mais Ă©galement aux orages et aux intempĂ©ries». Le chef de l'État a en outre fait part de toute sa reconnaissance aux personnels de santé», et soulignĂ© les grandes difficultĂ©s» qui touchent actuellement l' la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Olivier VĂ©ran a prĂ©cisĂ© que l'exĂ©cutif allait prĂ©senter Ă  la rentrĂ©e un projet de loi visant Ă  accĂ©lĂ©rer les projets de production de l'Ă©nergie» ainsi qu'un plan pour sĂ©curiser les approvisionnements en Ă©nergie» Ă  l'hiver prochain. L'accĂšs aux matiĂšres premiĂšres en quantitĂ© au moment oĂč en a besoin - ce qui Ă©tait une Ă©vidence pour tout le monde - n'est aujourd'hui plus la rĂšgle pour un certain nombre d'entre elles», a justifiĂ© le ministre. Avec ces mesures, le gouvernement renforce le cap», assure Olivier VĂ©ran. Avant la rentrĂ©e du gouvernement, Emmanuel Macron Ă©voque la fin de l'abondance», de l'insouciance» et de l'Ă©vidence» S'ABONNERFermerS'abonner
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